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Tchad: top départ pour la nouvelle force militaire française en Afrique

L’opération Barkhane qui démarre ce 1er août 2014, est dirigée depuis le Tchad, à Ndjamena. L’arsenal français qui se trouve en Afrique sub-saharienne a été redéployé

La nouvelle force militaire française en Afrique, Barkhane, sera opérationnelle dès ce 1er août et son état-major basé au Tchad, à N’Djamena. Barkhane est le nom donné aux dunes en forme de croissant sculptées par le vent. Le président François Hollande, au terme de sa tournée africaine, il y a quelques semaines en avait inspecté les installations. L’état-major de Barkhane sera commandé par le général Jean-Pierre Palasset, lequel a notamment dirigé la force française Licorne en Côte d’Ivoire en 2010-2011, et participé à la chute de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo. Il a ensuite commandé les forces françaises en Afghanistan en 2011-2012.

L’opération Barkhane qui mobilisera 3.000 militaires, avec un contingent de 1 000 hommes à Gao et 1 200 au Tchad, succédera à l’opération Serval lancée le 11 janvier 2013 au Mali contre les groupes islamistes armés qui menaçaient l’intégrité du pays. Elle fusionnera également les dispositifs Épervier et Sabre déployés au Tchad et au Burkina Faso. Le dispositif Barkhane est dirigé depuis le nouveau quartier-général de Ndjamena. Celui de Serval, à Bamako, est fermé.

L’idée de cette «reconfiguration» des forces françaises en Afrique de l’Ouest est de permettre des «interventions rapides et efficaces en cas de crise», en association avec les forces africaines, avait indiqué le président français, lors de son escale abidjanaise (Côte d’Ivoire). Les autorités françaises devront ainsi collaborer avec les Etats. Par contre, à l’opposé de Serval – mission cantonnée au territoire malien – l’idée de l’armée française est d’être en mesure de passer d’un pays à l’autre de manière plus fluide et plus rapide, ce qui pourrait d’ailleurs poser des problèmes de souveraineté.

Renseignements, écoutes, et drones
La Force antiterroriste Barkhane reprend les méthodes actuelles de l’armée américaine. Finies les opérations d’envergure avec des colonnes de blindés. Désormais, ce sont des équipes réduites composées d’éléments des forces spéciales – le COS – capables d’intervenir très rapidement qui sont mises en place. Les commandos sont appuyés par des avions de chasse avec des moyens de renseignements, écoutes et drones plus importants. C’est pour cette raison que des bases avancées sont à nouveau en service comme celles de Tessalit, au nord Mali à 50 kilomètres de la frontière avec l’Algérie, Madama à l’extrême nord du Niger et Faya-Largeau, au Tchad.

Image d’illustration
ame-france.eu )/n


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