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Téléphonie mobile: l’Art en campagne répressive dès le 21 décembre

L’annonce a été faite jeudi à Douala par le délégué de l’Agence de régulation des télécommunications, lors d’une réunion avec les opérateurs et les forces de l’ordre

Il y a quelques jours, la police a mis la main sur un repris de justice qui, se faisant passer pour le gouverneur de la région du Littoral, a extorqué plus de 50 millions à ses victimes par téléphone. C’est grâce au processus d’identification que les forces de l’ordre ont pu remonter jusqu’à lui. Un fait qui remet au goût du jour, la question de l’identification des abonnés de téléphonie mobile.

Sensibilisant depuis deux ans sur la nécessité de se faire identifier, l’Agence de Régulation des Télécommunications (Art) et les pouvoirs publics, ont décidé de passer à la phase répressive. Selon le délégué de l’Art pour le Littoral, l’Ouest, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, un « contrôle répressif » va débuter le 21 décembre prochain. Jean-Marie Noah a fait cette déclaration jeudi, 10 décembre 2015. C’était au cours d’une réunion avec les quatre opérateurs du secteur, un représentant du Minpostel, les autorités administratives, et les forces de l’ordre.

« Les opérateurs ont leur base de données ici. Notre opération aura donc un impact national », a indiqué le délégué de l’Art. Il s’agit ainsi de se conformer à la réglementation en vigueur, de protéger les citoyens de certains individus ayant fait du téléphone mobile « une arme pour perpétrer arnaques, usurper des titres, proférer des menaces de mort, des actes terroristes », etc.

Un contrôle effectué en août 2014 avait déjà permis de constater que de nombreux abonnés restaient non identifiés, mal identifiés ou encore portaient une fausse identité, et que certains possédaient des milliers de cartes Sim. Une autre campagne menée de mai à juin 2015 a laissé voir, selon l’Art, que des lacunes persistaient. Notamment la vente des puces dans la rue qui se poursuit. Sur ce point précis, le régulateur annonce que les vendeurs de Sim non agréés verront désormais leur marchandise saisie. Les opérateurs, eux, devront suspendre les numéros non identifiés, fiabiliser et mettre à jour leurs données, ne pas activer de puce sans identification préalable de l’abonné utilisateur, etc.

Un homme manipulant son appareil téléphonique.
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