Politique › Institutionnel

Tensions: Le Cameroun ferme sa frontière avec la RCA

Le gouverneur de la région de l’Est dont plusieurs localités s’achèvent à cette frontière a pris cette décision après qu’un affrontement armé ait entrainé la mort d’un officier de police

Le gouverneur de la région de l’Est, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a annoncé la fermeture provisoire le 21 aout 2013 des frontières camerounaise avec la centrafricaine. La décision est intervenue après qu’un officier de police camerounais ait trouvé la mort non encore officiellement élucidé, mais que de nombreux média qui ont traité le dossier ont qualifié d’assassinat et parfois de meurtre perpétré par un certain lieutenant Hassan, qui est identifié comme un membre de la Seleka, le mouvement d’insurrection qui a pris le pouvoir à Bangui le 23 mars 2013. Toutefois, monsieur Divaha Diboua a semblé vouloir minimiser l’affaire sans doute pour ne pas susciter une aversion contre les nombreux centrafricains qui vivent dans la région soit sous le statut de réfugié soit sous un autre statut. «Il n’y a pas de guerre entre le Cameroun et la Centrafrique, Il s’agit d’un cas isolé de comportement irresponsable de la part de soldats Seleka rebelles qui ont trahi leur vocation et leur rang», a tenu à préciser le gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. L’autorité administrative a aussi invité les commerçants à ouvrir leur commerce tout en restant vigilants.

Une mesure qui si elle tend à rassurer les populations peu encline a contester l’autorité publique interroge sur la réponse que le gouvernement de Yaoundé entend apporter à ce problème de frontière centrafricain. Selon des témoignages rapportés par de nombreux média, l’officier de police Ngando qui n’est qu’une autre victime de ces « cas isolés de comportement irresponsable » des personnes identifié comme appartenant au Seleka aurait essuyé le tir nourri de plusieurs personnes. Il est aussi rapporté que les ressortissant camerounais ont investi une gendarmerie et récupéré un des leurs qui y était détenu pour défaut de papier d’identification. Bien qu’à Yaoundé on joue la carte de la discrétion, c’est une exaction meurtrière de plus finalement perpétré par la Seleka.il y a quelque temps, un jeune camerounais a été abattu par des membres du même groupe, suscitant la protestation de l’ambassade du Cameroun en RCA. La dernière attaque du même genre remonte à septembre 2012. Un jeune homme et un agent des impôts camerounais et un rebelle centrafricain, tué par ses propres camarades avaient trouvé la mort suite à l’attaque du poste de péage frontalier de la localité de Garoua Boulaï. Depuis l’arrivée de la Seleka au pouvoir c’est la deuxième grosse attaque sur une localité frontalière du Cameroun, si on prend en compte l’attaque non meurtrière des rebelles dans la localité de Kentzou le 24 mars 2013 dernier. Une attaque qui selon des sources ayant commenté l’incident en ce moment-là s’était accompagné de vol d’arme et d’argent. Une mission du ministère camerounais de la défense était descendu sur le terrain et le ministre délégué Edgar Alain Mebego’o s’était montré ferme sur les mesure à prendre. Visiblement il y a eu un relâchement. Même s’il a voulu être rassurant, personne ne sait combien de temps durera la fermeture de la frontière.

Photo d’illustration
algeriepatriotique.com)/n
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