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Térrorisme au Kenya: Une nouvelle menace à l’horizon

Six personnes ont trouvé la mort dans une série d’attentats dans la capitale Nairobi le 10 mars dernier, selon un bilan officiel

Six personnes ont été tuées et 63 étaient hospitalisées dimanche 11 mars, au lendemain d’un attentat à la grenade contre une station de bus à Nairobi, a annoncé le ministre kényan de l’Intérieur George Saitoti. « Le bilan est maintenant de six morts, et 63 personnes sont soignées à l’hôpital national Kenyatta, dont 11 grièvement blessées », a déclaré le ministre à la presse. Le précédent bilan dans la nuit de samedi à dimanche 9 mars, était de cinq morts. D’autres grenades ont été lancées dans la journée du Dimanche 11 mars. Si l’attentat n’était toujours pas revendiqué hier en fin de matinée, les autorités kényanes l’attribuaient à priori aux milices somaliennes shebab. Ces dernières ont menacé de représailles le Kenya depuis l’entrée des troupes de ce pays, dans le sud de la Somalie à la mi-octobre, pour repousser les insurgés islamistes qui y régnaient alors en maîtres. Nous soupçonnons qu’il s’agit de l’oeuvre des shebab, mais tout cela ressortira de l’enquête en cours, a déclaré à la presse M. Saitoti.

Avec ce nouvel attentat renaît la crainte d’une campagne terroriste à Nairobi. Moins de deux semaines après l’entrée de plusieurs milliers de soldats kényans en Somalie, deux attentats à la grenade perpétrés en moins de 24 heures fin octobre 2011, avaient fait un mort et plus de trente blessés dans la capitale kényane, l’un visant un bar et l’autre, un terminal d’autobus.

Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier à Nairobi depuis celui, perpetré en juin 2010 lors d’une réunion publique contre l’adoption d’une nouvelle constitution (6 morts également). En 1998, près de 250 prsonnes avaient été tuées lors des attentats à l’ambassade des Etats unis. Le gouvernment kenya a annoncé avoir pris des mesures. Le ministre kényan de l’Intérieur a assuré qu’à la suite de ce nouvel attentat: la sécurité avait été renforcée dans les sites gouvernementaux et dans tous les endroits publics, les églises, les hôtels, les centres commerciaux et les terminaux de bus.

Nous appelons (la population) au calme, et nous allons définitivement gagner la guerre contre le terrorisme, a déclaré le vice président kényan Kalonzo Musyoka, qui s’est rendu au chevet des blessés à l’hôpital Kenyatta. Il a aussi fait savoir que cela n’entamerait pas la déterminiation de son pays à lutter contre les Shebab. L’attentat a été commis par des gens qui croient pouvoir étouffer notre volonté de combattre la terreur, c’est un moment difficile à passer, mais cela doit renforcer encore notre détermination, a assuré le vice-président Kalonzo Musyoka.

Un attentat au Kenya, attribué aux shebab a fait 5 morts, 63 blessés
AFP)/n


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