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Toujours pas de liberté provisoire pour Lydienne Eyoum

Hier, à l’audition au TCS, l’avocate n’a pas obtenu gain de cause dans sa requête. Elle devra continuer à assister aux audiences en provenance du pénitencier de Kondengui

Une énième tentative qui échoue pour Maître Lydienne Yen Eyoum, en détention provisoire depuis janvier 2010 et qui désire comparaitre en liberté dans le cadre de l’affaire qui l’oppose, elle, Polycarpe Abah Abah et autres, à l’Etat du Cameroun et la Société générale de banques du Cameroun (Sgbc). A l’audience du 26 mai 2014, le tribunal a opposé une fin de non-recevoir à sa demande de mise en liberté malgré les explications de l’accusée sur le fait que son domicile est connu, que son passeport a été retiré et qu’aucun acte délictueux n’est à sa charge. Pour le président du Tribunal criminel spécial, l’avocate ne peut se voir accordée la liberté provisoire du fait qu’elle est, comme le prévoit le Code pénal, poursuivie pour crime (économique) passible d’une prison à vie.

Lydienne Eyoum est poursuivie avec Polycarpe Abah Abah (ancien ministre des Finances), Henri Engoulou (ex ministre délégué chargé du Budget au ministère des Finances, décédé) et autres, pour le détournement de deniers publics estimés à 1,077 milliard de F CFA dans le cadre du recouvrement d’une somme de 2,155 milliards reçue de la BEAC et destinée au Trésor Public. Lydienne Eyoum qui était le conseil de l’Etat du Cameroun dans cette affaire, avait estimé que la rétention jugée « frauduleuse » des 1,077 milliard de FCFA constituait le paiement de ses honoraires.

Lydienne Yen Eyoum
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