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Transition au Mali: Et après les 40 jours?

Dioncounda Traoré doit-il partir au terme des 40 jours? Le CNRDRE l’exige en tout cas. A quelques jours de la date butoire, plusieurs scénarios pour la transition…

«Dioncounda dirige la transition pendant 12 mois»
Pour cet élu de la commune de Gao, le maintien de Dioncounda Traoré à la tête de l’Etat est souhaitable, « cela pour ne pas ramener le processus de transition déjà enclenché en arrière ». Laisser le président intérimaire et le gouvernement continuer leur mission, pendant un an, conformément aux décisions du Sommet de la CEDEAO tenu à Abidjan le 26 Avril, serait la voie souhaitable pour s’attaquer aux problèmes urgents comme le nord. En outre, Dioncounda Traoré bénéficie de l’adhésion de la communauté internationale plutôt encline à appuyer un pouvoir civil que militaire au Mali. Alors, comment les deux médiateurs de la CEDEAO qui ont quitté Bamako ce week-end, peuvent-ils convaincre le capitaine Sanogo d’accepter cette option ? Du reste, même si Dioncounda a déclaré qu’il démissionnerait au terme des 40 jours, tout plaide en faveur de son maintien à la tête de la transition. Si les Etats-Unis sont montés au créneau pour demander que le CNRDRE démissionne, plusieurs programmes d’aide ont été suspendus au Mali entretemps, ce qui pourrait axphyxier l’économie malienne. L’Union européenne a également exprimé sa volonté d’assister le Mali à condition de rester dans l’ordre constitutionnel. La CEDEAO va-t-elle durcir le ton et imposer un nouvel embargo pour forcer son choix ?

«La junte revient au pouvoir?»
Deuxième éventualité, voir la junte, avec à sa tête le Capitaine Amadou Haya Sanogo, diriger le processus de transition. De l’avis de la plupart des observateurs, « Sanogo a déjà obtenu beaucoup depuis le 22 Mars, dont trois ministères clés dans le gouvernement de transition, quelle compétence a-t-il pour mener une transition aussi sensible. Son rôle n’est-il pas de réorganiser l’armée pour aller à la reconquête du nord ? », signale cet enseignant. Loin de courber l’échine, le capitaine Sanogo vient d’appeler à une Convention nationale avec les forces vives de la nation. Sanogo cherche t-il le soutien du Mali contre la CEDEAO ou à gagner du temps, pour un imposer le choix d’un homme, qui conviendrait au CNRDRE ? Les parties politiques prendront-ils part à cette concertation ayant déjà été exclus des négociations entre la CEDEAO et la junte, relatifs à la signature de l’Accord Cadre du 6 Avril ? Ce qui est sûr, c’est que la junte aura son mot à dire.

«Pleins pouvoirs au PM»
Troisième éventualité, à défaut d’un consensus entre le CNRDRE et la CEDEAO, le premier ministre Dr. Cheick Modibo Diarra pourrait conduire la transition au nom du consensus qui a prévalu pour sa nomination. Les deux parties signataires de l’Accord-cadre auraient alors une nouvelle convergence de vue sur l’Astrophysicien, qui prendrait la tête d’un Mali coupé en deux. Dans l’éventualité où ce dernier était nommé Président de la transition, une autre personnalité pourrait le remplacer au poste de Premier ministre. Les négotiations elles sont au point mort entre le CNRDRE et la CEDEAO qui vient de brandir la menace de nouvelles sanctions. Le bras de fer reprend le dessus dans la médiation. Une autre alternative serait de renforcer le grade du capitaine Sanogo, en le plaçant à la tête comité de Programmation militaire pour calmer les ardeurs des hommes en treillis. L’objectif final reste d’aboutir à un climat sociopolitique apaisé pour permettre aux autorités de transition de s’atteler à la libération du nord et d’organiser des élections générales. Surtout, rassurer le peuple malien sur son avenir proche.

Dioncounda Traoré doit-il partir au terme des 40 jours?
journaldumali.com)/n


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