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Transport aérien: Un accord Chine-Cameroun soumis aux parlementaires

Selon le ministre en charge des transports, l’accord ratifié permettra à des avions camerounais de se rendre en Chine plus facilement

Deux accords ayant pour objet la mise en place d’une coopération en matière de transport aérien entre la Chine et le Cameroun, sont actuellement en examen au sein de l’assemblée nationale. Le premier porte sur l’accord aérien entre le gouvernement de la République du Cameroun et le gouvernement de la République populaire de Chine, relatif à l’établissement de services aériens entre et au-delà de leurs territoires respectifs. Le deuxième, lui a pour objectif d’autoriser le chef de l’Etat à ratifier cet accord. Ce projet de loi aujourd’hui en examen a pris corps le 11 avril 2011 à Beijing en Chine. Alors qu’il y accompagnait le président Paul Biya en visite officielle, le ministre des Transports de l’époque, Maïgari Bello Bouba avait signé avec le directeur de l’autorité de l’aviation civile chinoise Li Jiaxiang, un accord aérien visant l’établissement des services aériens entre les deux pays. L’instrument de coopération qui comporte 24 articles, est essentiellement basé sur les recommandations récentes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci), relatives à la sûreté et à la sécurité des services aériens, et aux activités commerciales. La volonté commune affichée par les deux parties est de « faciliter le développement des échanges entre les deux pays, ainsi que la circulation des personnes et des biens ». Le ministre actuel des transports Robert Nkili, a présenté les avantages d’une telle avancée dans les rapports avec la Chine. « A partir de cette convention, et lorsque l’Assemblée nationale l’aura votée et que le texte aura été promulgué par le président de la République, les liens entre les deux pays seront directs. Les avions chinois pourront atterrir directement à Yaoundé-Nsimalen, à Douala, Garoua, ou Maroua. De même que les avions de la Camair-co pourront aller en Chine» a-t-il expliqué à des journalistes.

A l’analyse, la mise en uvre de ces accords aériens avec la Chine reste cohérente. Les relations économiques entre le Cameroun et ce pays ainsi que d’autres pays autour de lui ont beaucoup progressé ces dernières années. Pour les investisseurs Camerounais, le coût était énorme de toujours passer par des compagnies étrangères. « Pour aller à Gwanzhu en Chine où je fais mes achats, je suis actuellement obligé de prendre la compagnie kenyane ou éthiopienne. Le voyage est plus long à cause d’une escale obligée par les capitales de ces deux pays. Si désormais on peut avoir un vol Camair-Co direct pour la Chine, je trouve que c’est intéressant », explique Eric S., un importateur de composantes électroniques. Les analystes économiques eux s’inquiètent de la manière dont les camerounais pourront exploiter cette opportunité. « Si le couloir aérien permet d’augmenter le volume des produits camerounais qui arrive en Chine, c’est bien, mais le risque est trop grand pour que ce couloir soit davantage une courroie d’expansion des produits chinois vers le Cameroun, et partant, vers l’Afrique Centrale toute entière. Tout dépend donc de la capacité des camerounais à en profiter » explique un expert du ministère de l’économie. Au-delà de ces enjeux, l’accord devrait être ratifié sans problème majeur.

L’accord prévoit l’établissement de services aériens entre et au-delà de la Chine et du Cameroun
atg.tv)/n


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