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Transports au Cameroun: Des défis pour l’émergence

La Banque Mondiale a ouvert des discussions avec les acteurs du secteur, dans l’objectif d’optimiser son apport dans la croissance du pays

Avec de nombreux acteurs du secteur des transports, la Banque Mondiale a ouvert un dialogue vendredi 27 juillet dernier, dans le cadre de sa stratégie visant à renforcer la facilitation au commerce sur le marché camerounais et sous régional. «Dans un monde qui se caractérise par l’échange de tâches, plutôt que de produits, par des entreprises situées partout dans le monde, il faut réduire les obstacles qui se dressent tout au long de la chaîne d’approvisionnement et tenir compte du fait qu’au cours du processus de fabrication, des produits intermédiaires traversent de nombreuses frontières», a expliqué Dominique Njinkeu l’expert en facilitation du commerce, auprès de la Banque Mondiale. Selon un récent rapport de l’indice de performance logistique (IPL) par pays, le Cameroun doit encore faire beaucoup d’efforts dans la facilitation du transport des biens. « Le résultat général de l’IPL est calculé à partir de six différents points de performance logistique : efficacité des douanes, qualité des infrastructures, capacité à effectuer le suivi des expéditions, délai jusqu’à destination, compétences du secteur logistique du pays, et facilité d’organisation et de gestion des expéditions internationales», a expliqué Monsieur Njinkeu. De manière globale, l’étude menée par des experts de la BM et confirmée par de nombreux acteurs présents lors des échanges relève que l’importation des produits au Cameroun reste fastidieuse. Il faut encore 18 jours au minimum et près de 12 formulaires pour sortir les marchandises du port de Douala, la principale porte d’entrée du Cameroun, et pour deux pays de la sous-région CEMAC, le Tchad et la République Centrafricaine.

Les représentants du secteur des transports présents ont défendu chacun leur chapelle. Monsieur Mbarga, parlant au nom des douanes, a fait savoir que son administration avait réalisé de nombreux efforts dans son domaine d’intervention. « L’indicateur le plus visible de ces efforts est le fait que nos recettes aient augmenté. Mais en réalité, en 15 minutes aujourd’hui, nous pouvons servir nos usagers. Il existe encore de nombreuses difficultés, mais c’est très souvent le faits des autres acteurs. Par exemple, nous avons des importateurs, qui attendent lorsque la marchandise arrive au port, pour débuter toutes les procédures. Logiquement, il ne peuvent que perdre du temps », a-t-il expliqué. Au niveau du guichet unique, (GUCE), on s’est aussi dit résolu à ramener les délais de la dématérialisation de 18 à 13 jours. D’autres contraintes ont aussi été apportées, comme celles liées au manque de professionnalisme des acteurs du métier de transit marchandise, mais aussi des dysfonctionnements au Port de Douala. « Il est difficile de comprendre qu’à certaines heures on ne trouve pas de personnel disponible au Port. Bien qu’il soit petit, le port ne fonctionne pas 24/24 et c’est assez spécial, dans la mesure, où de nombreux ports dans le monde ne s’arrêtent presque pas de fonctionner », a expliqué un des participants à la plateforme. La BM et les autres participants, se sont dits résolus à poursuivre les échanges en vue de parvenir à une amélioration effective du transport des marchandises.

Port de Douala


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