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Travaux sur l’axe Ngaoundéré-Garoua : le Mintp sanctionne un prestataire

Photo d’illustration chantier routier

Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi a résilié le contrat de Esico Btp Cameroun, l’une des entreprises mobilisées sur le terrain. 

Esico Btp Cameroun, l’une des entreprises à pied d’oeuvre sur le tracé  de 252 km au niveau de l’axe Ngaoundéré-Garoua, (nationale N°1 Douala-Kousseri) a vu son contrat résilié. 

Dans une  note officielle signée le 27 septembre dernier, Emmanuel Nganou Djoumessi indique qu’« en dépit des mesures avisées d’accompagnement du maître d’ouvrage, l’entreprise Esico Btp Cameroun n’a pas amélioré sa performance. La dégradation de la chaussée s’est accentuée entre Ngaoundéré et Dang. Par conséquent, dans le respect de la réglementation, le contrat d’Esico Btp Cameroun est résilié ».

Le ministre fait aussi savoir que  les mesures de substitution de Esico Btp sont d’ores et déjà engagées.

Il faut dire que sur le terrain cette entreprise s’occupait  du lot 1 qui va du 12 kilomètres de la ville de Ngaoundéré au lieu-dit Rond-point central Sonel-Dang, à l’intersection vers Touboro.

 A ce jour, l’avancement physique des travaux est de 49,41% pour des délais contractuels de 10,2%. Le lot 2 est quant à lui réalisé par l’entreprise Croisière Btp Sarl et va de la fin falaise au pont Kéroua et du pont Kéroua au pont Sala pour un montant de 5,3 milliards de F. Le dernier lot va du Pont Sala jusqu’à Garoua (120 km).

Les travaux sont réalisés par l’entreprise Sotcocog Cameroun, pour un montant de 5,6 milliards de F.

C’est en janvier et février 2017 que les travaux avaient démarré sur cet axe. Ils devaient être livrés dix mois plus tard, précise le communiqué du Mintp. Sauf que plusieurs obstacles ont freiné la réalisation de ces travaux, notamment l’approvisionnement laborieux en granulats et bitume, la faible mobilisation des entreprises, une mauvaise organisation des chantiers, etc.

Le nouveau délai avait alors été fixé par le ministre Nganou Djoumessi au cours d’une descente en début d’année, pour le mois de juin 2019. Il avait alors indiqué que « Cette route est une priorité du chef de l’Etat. Des contrats ont été attribués à trois entreprises à hauteur de 18 milliards de F. Le travail est en cours mais doit être accéléré. Le matériel nécessaire est maintenant disponible car nous avons pu acheter et transporter les explosifs nécessaires dans les carrières. J’ai demandé aux gouverneurs de veiller à ce que tout le gravier produit dans les carrières soit utilisé sur la route, car j’ai appris qu’ils étaient acheminés ailleurs. Les paiements sont effectués assez bien, mais il est également nécessaire d’améliorer le processus de paiement ».

Trois mois après ces propos du Mintp et l’échéance fixée par le maître d’ouvrage, les travaux n’ont pas vraiment évolué.Au cours d’une visite de chantier en juin dernier justement, le directeur général des infrastructures avaient pu constater que les travaux d’entretien confortatifs sur l’axe Ngaoundéré-Garoua accusaient un retard considérable. Les taux d’exécution des travaux sont faibles alors même que leurs délais contractuels sont largement dépassés. Pour ce qui est des lots 2 et 3, le traitement des nids de poule et la réparation des chaussées se poursuivent.


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