Société › Société

Tribunal: Le commandant Bamkui condamné à 18 mois de prison ferme

Le verdict final est tombé le 5 mai 2009 au tribunal militaire de Yaoundé

Stupéfaction et surprise sont quelques réactions notées sur plusieurs visages lorsque le verdict sur l’affaire Bamkoui est tombé le 5 mai dernier dans la salle d’audience du tribunal militaire de Yaoundé. Tant au niveau de la défense qu’au niveau de l’assistance, les gens n’en reviennent pas. Sur le visage des membres de la famille du défunt inspecteur de police Mapouro Njifon Hervé, c’est la déception qui se lit. Raisons: le commandant Bamkoui Emile Joël, 44 ans vient d’écoper de 18 mois de prison ferme après avoir été reconnu coupable du meurtre contre l’inspecteur de police Hervé Michel Mapouro Njifon le 14 novembre 2008 à Douala. Un verdict qui sonne le glas de l’affaire opposant le ministère public au chef d’escadron de gendarmerie Bamkoui.

Bien que l’accusé ait été reconnu coupable de meurtre, il a bénéficié des circonstances atténuantes. En ce qui concerne les dommages et intérêts, ils seront versés aux proches de la victime. D’après les avocats de la victime le versement sera fait tel qu’il suit: 13,273 millions de Fcfa pour préjudice matériel à la fille du défunt, née un mois après son décès; 5,115 millions de Fcfa pour la fiancée; et près de 2 millions pour le préjudice subi par ses frères et s ur. Mais au finish, ils ne percevront que la moitié des frais de dommages et intérêts car, le tribunal a décidé du partage des responsabilités entre la victime et l’accusé. Sur la somme de 21 543 070 Fcfa prévue pour le préjudice physique et moral causé à la famille du défunt, le ministère de la défense, civilement responsable se charge de verser 10 771 535 Fcfa, part que devrait supporter la victime tandis que l’accusé devra supporter le reste. Une décision très mal prise tant au niveau de la défense qu’au niveau de l’accusation qui décident de faire appel. Du côté de la défense, les avocats du commandant Bamkui estiment que la peine de prison ainsi que l’amende sont trop lourdes pour leur client. L’accusation pour sa part affirme que la responsabilité se partage entre les personnes solvables. Mais en attribuant la moitié des responsabilités au défunt, on prive la partie civile de rentrer dans ses droits. Jamais on n’a vu un partage des responsabilités entre défunt et l’auteur de l’infraction, explique Me Tchamo.

Querelles
Après le verdict final de l’affaire Bamkoui intervenu après cinq audiences, le père de l’accusé s’en ait pris aux avocats qui après l’audience traitaient son fils de meurtrier. Je n’ai pas mi au monde un brigand. Je suis un pasteur, j’ai bien élevé mon fils, c’est votre client qui est un bandit, lança-t-il à l’intention de ces avocats, en s’avançant vers eux. Mais la réaction de ces derniers ne se fait pas attendre. Si tu avais bien élevé ton fils, il ne serait pas allé épouser une prostitué. Pasteur, pasteur., rétorque l’une des avocates. N’eût été l’intervention d’un proche du père de l’accusé, ces querelles seraient certainement allées bien loin.

Mapouro Njifon Hervé

www.cameroun2011.com)/n

À LA UNE
Retour en haut