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Trois incendies font des morts à Ngaoundéré

Ces incendies ont causé d’importants dégâts matériels avec un mort sur le carreau

C’est un lundi noir pour les commerçants et affairistes installés dans la zone urbaine en face du lycée classique de la ville de Ngaoundéré. C’est précisément aux environs de 4 heures du matin qu’un feu dont l’origine reste encore à déterminer a réduit en cendre une vingtaine de magasins commerciaux. Selon les témoignages recueillis sur les lieux, tout serait parti d’un feu allumé à côté d’un dépôt de gaz. Chose que l’on a l’habitude de voir sur ces lieux qui abritent presque toute sorte de bazar : vendeur de soya, dépôt de gaz et assimilés, secrétariats bureautiques, services de prestations divers, et boutiques d’approvisionnements en denrées de consommations. Heureusement, l’équipe des sapeurs déployés sur les lieux très tôt a pu maitriser la furie des flammes. Mais le bilan reste lourd. L’on déplore de pertes estimées à plusieurs dizaines de millions de F CFA. Jusque là, aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais les estimations en dégâts matériels s’alourdissent davantage.

Une situation qui vient mettre au gout du jour le problème de l’occupation anarchique du centre commercial par les affairistes mais aussi celui de la conservation et de la distribution du gaz domestique dans la ville de Ngaoundéré. Le gouverneur de la région de l’Adamaoua Abakar AHAMAT a convoque une réunion de crise pour élucider les causes et les éventuelles mesures à prendre pour mettre fin à cette série de pyromanie. Parmi les résolutions qui ressortent de ces assises, il y a principalement, l’interdiction formelle de vente de gaz domestique hors des stations services agrées. « Il faudrait que le gaz domestique soit vendu dans les aires protégées. Plus jamais de gaz domestique dans les boutiques du quartier. Il faudrait des mesures de sécurité soient prises à tous les niveaux », estime ABAKAR AHAMAT. Il est à noter qu’à l’espace d’une semaine, la ville de Ngaoundéré a enregistré trois incendies de catégories élevées dont un a été mortel. Tout compte fait, à l’origine des causes, on note une erreur humaine. C’est pourquoi, les autorités tirent la sonnette d’alarme sur l’usage des matériaux inflammables. Le préfet de la VINA a reçu l’autorisation de mettre sur pied une commission de répression de vendeurs de gaz illicite dans les jours à venir. La ville reste en alerte de vigilance.


Journalducameroun.com)/n
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