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Un économiste présente à Abidjan l’impact des IDE sur la croissance inclusive en Afrique

L’économiste et chercheur ivoirien, Issouf Soumaré, professeur à l’Université Laval du Québec, au Canada, a présenté mardi au siège de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) à Abidjan, l’impact des Investissements directes étrangers (IDE) sur la croissance inclusive en Afrique.M. Soumaré s’exprimait à l’occasion d’une dédicace de son livre intitulé « Foreign direct investment and economic development in Africa (Investissement direct étranger et le développement économique en Afrique) ».

Selon lui, les IDE ont un impact sur le bien-être des populations. Dans son ouvrage, l’enseignant-chercheur en sciences économiques, qui a travaillé depuis plusieurs années sur ce sujet, montre la corrélation entre les investissements directs étrangers et les retombées sur les administrés.

Ce qui attire les investisseurs étrangers, dira-t-il, est le dispositif réglementaire, et surtout l’assainissement de l’environnement des affaires dans le pays. Toutefois, ceux-ci viennent pour faire du profit et accroître leur portefeuille d’investissement.

Concernant le lien entre les IDE et le bien-être des populations, il a fait savoir sans ambages que « le secteur privé est là pour se faire de l’argent, il ne faut pas que les gens essayent de se dérober (et penser que) le secteur privé est là pour s’occuper de savoir qui va sortir de la pauvreté ».

« Ce n’est même pas le rôle du secteur privé de le faire. Par contre, c’est de s’assurer que les bonnes politiques sont mises en place de telle sorte que pendant que le secteur privé se fait de l’argent, le pays en tire aussi pour pouvoir améliorer le bien-être des populations », a-t-il dit. 

Les investisseurs étrangers viennent chercher la rentabilité, mais quand ils investissent cela crée de l’emploi, un certain dynamisme dans l’économie, et l’industrie locale se développe dans la chaîne des valeurs, ce qui permet au gouvernement de prélever des impôts », a-t-il poursuivi.

Surtout la création d’emplois induit que « les gens ont des salaires, ils vont pouvoir se nourrir, s’occuper de leurs familles », a-t-il souligné, indiquant que « c’est cette dynamique qu’on attend des Investissements directs étrangers ». 

Les dirigeants doivent en outre chercher à savoir l’effet que les IDE ont eu sur le bien-être des populations. Ce qui devrait permettre d’orienter les capitaux dans les secteurs structurants. Et ce, aux fins de favoriser une diversification de l’économie, a souligné l’expert en finances.  

Il a évoqué différentes typologies d’Investissements directs étrangers, exhortant les pays africains à explorer par exemple les eurobonds de la diaspora tels l’Inde et le Nigéria, qui ont permis d’investir dans certains secteurs de l’économie.

Les IDE sont aussi possibles grâce au code des investissements, a-t-il fait remarquer, exhortant les dirigeants africains à ne pas léser les entrepreneurs locaux, qui parfois sont obligés de payer à 100% des taxes, alors que les firmes étrangères bénéficient de fortes exonérations.

Depuis les indépendances, plusieurs pays africains reçoivent des volumes importants d’Investissements directs étrangers. Cependant, les gains en termes de développement humain et le bien-être des populations n’ont pas nécessairement suivi la cadence des flux de capitaux étrangers.

Dans cet ouvrage de 16 chapitres, l’auteur passe en revue les différentes politiques de soutien aux secteurs d’activités et formule des recommandations de politiques pour les pays africains. Il étudie en outre les relations entre les flux de capitaux et le développement du secteur financier.



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