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Un fonds d’investissement pour les initiatives de la Diaspora en Afrique

Un accord y relatif a été signé par la BAD, le Fonds d’Investissement pour le Développement Agricole et la France

Un partenariat fort
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement français et le Fonds international de développement agricole (FIDA) ont lancé à vendredi 23 octobre à Paris un Fonds fiduciaire multilatéral dédié aux transferts de fonds des migrants. Pour la signature devant lancer cette initiative désigné Migration et développement, on a retrouvé. Donald Kaberuka, président du Groupe de la BAD, Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, et Mohamed Béavogui, directeur Afrique centrale et de l’ouest du FIDA. La cérémonie a eu lieu en présence de près de 80 ambassadeurs africains, européens, américains et du Moyen-Orient accrédités en France.

Près de 4milliards de FCFA de dotation initiale
Avec une dotation initiale de plus de 6 millions d’euros, ce fonds est ouvert à d’autres donateurs (Etats ou institutions). C’est depuis 2006 que le Groupe de la BAD s’est engagé dans le domaine des transferts de fonds des migrants. Une étude conduite par la BAD et financée par la France, avait déjà été présentée à Paris en janvier 2008. Il a servi de base au lancement de l’initiative « Migration et développement » d’aujourd’hui. Depuis, la demande en direction de la Banque n’a cessé de croître. En octobre 2008, suite à un appel à proposition fait aux institutions de financement de développement par le ministère français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, la BAD a été retenue et sollicitée pour abriter un nouveau fonds fiduciaire ouvert à plusieurs donateurs, destiné à la mobilisation des ressources et des compétences des migrants africains au service et en appui aux efforts du développement durable menés par leur pays d’origine.

Satisfaction des parties
Le ministre Besson a souligné l’importance de ce fonds pour la mise en place de projets de développement structurants en Afrique. Il a également tenu à reconnaître les efforts fournis par la BAD en indiquant précisément que « pour la France, la BAD par son identité, sa légitimité sur le continent, sa situation financière robuste, son leadership et son volontarisme réformateur est le bailleur de référence du continent africain ». « Je suis heureux que l’accord que nous avons signé soit une nouvelle marque du soutien durable que la France entend apporter à la BAD », a-t-il ajouté. De son coté le président de la Banque africaine de développement, soulignant l’engagement et la contribution de la France à la création de ce fonds, a longuement insisté sur la nécessité « d’exploiter les synergies et d’accroitre l’efficacité » des interventions de la BAD et ses partenaires « dans l’intérêt premier des pays et des populations bénéficiaires. » La BAD, a-t-il souligné, est « engagée à apporter son appui et à accompagner les efforts des diasporas africaines à contribuer au développement de leur pays d’origine. »

Les critères d’allocation en étude
Sur le fonctionnement de ce nouveau fonds, le président Kaberuka a indiqué qu’il « n’est pas un fonds de plus, mais un véritable instrument de développement économique » pour l’Afrique. Le fonds devrait être présenté dans les prochains jours, par la BAD et la France, à plusieurs autres donateurs susceptibles d’intégrer l’initiative. D’autres partenaires bilatéraux et multilatéraux ont déjà exprimé leur intérêt à joindre leurs efforts et à appuyer l’initiative « Migration et développement » à travers ce fonds. Un comité de supervision du fonds a été crée. L’une de ses premières missions sera de se pencher sur trois questions : les critères d’accès aux ressources, les actions prioritaires à exécuter et les possibles partenariats à promouvoir.
Afin d’assurer la mise en uvre efficace de cette initiative, la BAD envisage d’intégrer le rôle potentiel des migrants et des diasporas dans ses programmes opérationnels et les projets d’appui novateurs initiés par les diasporas.


www.afdb.org)/n
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