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Un général français, « grand ami du Cameroun », poursuivi pour détentions d’images pédo-pornographiques

Il encourt deux ans de prison et 30.000 euros d’amende

Le 9 octobre dernier, R.G., ce général que nous désignons par ses initiales, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est inculpé pour « détention d’images pédo-pornographiques » et encourt deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Au cours de ses auditions par la juge, il a reconnu les faits et s’est dit prêt à s’engager dans une démarche thérapeutique. Mis en examen en juin 2008, R.G. a été placé sous contrôle judiciaire, ce qui lui interdit notamment de sortir d’Ile-de-France. Les policiers français avaient été alertés en 2006 via Interpol par leurs homologues autrichiens qui étaient parvenus à identifier son adresse Internet sur laquelle avaient été importées des vidéos à caractère pédophile depuis un site autrichien. En perquisitionnant le domicile et en saisissant l’ordinateur du général, les policiers avaient mis la main sur environ 3.000 photos mettant en scène des enfants âgés de 6 mois à 12 ans.

Diplômé de Saint-Cyr, le général 5 étoiles a commandé le prestigieux 2e régiment étranger de parachutistes. Il a également été sous-chef des opérations à l’Etat-major des armées. Il a été membre des cabinets des anciens ministres de la Défense André Giraud et Jean-Pierre Chevènement, avant de diriger les cabinets militaires de leurs successeurs Charles Millon et Alain Richard. Commandeur de la Légion d’honneur, le général R.G. avait été découvert par le grand public alors qu’il était le chef du Sirpa (Service d’information et de relations publiques des armées) durant le Guerre du Golfe (1990-1991). Mais il est davantage connu au Cameroun comme un ami d’ombre du président de la république Paul Biya. Conseiller du président Paul Biya en matière de défense, le journal camerounais le Front dans son édition du 17 janvier 2007 le citait parmi les 7 français qui gouvernent le Cameroun. Sous-chef des opérations à l’état-major des armées de mai 1994 à septembre 1995 à Kigali, il est cité dans le rapport signé par Tharcisse Karugarama, ministre de la Justice et Garde des Sceaux rwandais, parmi les hauts gradés impliqués de près ou de loin dans le génocide.


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