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Un journaliste peut recevoir des cadeaux, mais ne fait point de cadeaux

Par Augustin Jonathan Kamga, cadre du RDPC dans la Mifi

Il y a des situations devant lesquelles se taire est aussi lâche que criminel. Quand on a lu l’article de M. Michel Ferdinand et l’entretien à lui accordé par l’ex-député Fongang Joseph Confiance dans le quotidien « Mutations » du jeudi 17 novembre 2016 sur la célébration des 34 ans de S.E. Paul Biya, et quand on a également lu les réflexions de son confrère M. Joseph Olinga et le même entretien repris dans « Le Messager » du vendredi 18 novembre 2016 concernant le même événement, il y a de quoi s’interroger sur la moralité, l’honnêteté et surtout sur le métier de journaliste aujourd’hui. C’est vrai que nul n’est parfait dans ce bas monde, mais quand volontairement, parce que corrompu, on choisit d’enfermer son âme et sa conscience dans certains vices et superfluités de la vie, c’est le moment de la torpeur infantile et des troubles d’adolescence. Un journaliste peut recevoir des cadeaux, mais ne fait point de cadeaux.

Nous considérons Michel Ferdinand et Joseph Olinga comme deux journalistes sérieux travaillant pour le compte de deux quotidiens tout aussi sérieux. Mais, ils viennent de montrer un instant de faiblesse, avec le traitement partiel et partisan de la fête du 06 novembre 2016 dans la Mifi. Il semble que nous n’avons pas véritablement vécu les mêmes cérémonies.

La fête a commencé à Bafoussam IIIe (Bamougoum), a continué à Bafoussam IIe (Badeng, Bapi, Baleng) et s’est clôturée à Bafoussam Ier. Nous avons vécu partout la plus belle fête de toute l’histoire des fêtes du Président National et du RDPC dans le Département. Le 06 Novembre 2016 restera la date la plus lumineuse de la longue épopée politique des militantes et militants des trois Arrondissements et le début, sans doute, d’une émergence politique sans précédent de cette unité administrative. Cinquante-six ans d’histoire sombre d’un peuple s’effacent d’un seul coup.

M. Ngouchingne Sylvestre, membre titulaire élu du Comité Central du RDPC et récemment désigné par Son Excellence Paul Biya pour coordonner le parti dans la Mifi est véritablement entré en scène. Comme en 2010 dans la délégation du Comité Central conduite par Monsieur Emmanuel Nganou Djoumessi pour réconcilier l’honorable Fongang Joseph Confiance en conflit avec les responsables de base de l’OFRDPC et de l’OJRDPC. Et comme en 2011, quand le Président National lui avait fait confiance pour conduire sa campagne dans les trois circonscriptions administratives du Département de la Mifi.

En effet, à l’issue de cette campagne menée avec succès, pour la première fois depuis 1990 et sans tricherie ni bourrage d’urnes, la victoire du candidat du RDPC fut, comme l’or, éclatante et incontestable. Une nouvelle page d’honneur, presque de gloire, s’inscrit à nouveau avec la délégation permanente et départementale du RDPC qu’il dirige désormais. Notre expérience politique n’est plus une simple lueur qui clignote pour s’éteindre, mais un véritable soleil nouveau qui s’est levé pour de nombreuses générations à venir. Notre existence politique s’annonce glorieuse et belle.

Le Président National du R.D.P.C., S.E. Paul Biya, a vu juste et parfait. Il n’y avait pas mieux que M. Ngouchinghe Sylvestre pour assurer cette fonction dans la Mifi. N’en déplaise à celles et ceux qui, depuis 1960, maintiennent volontairement et stratégiquement la tête de ce Département dans l’eau et qui se recrutent dans sa périphérie. L’ uvre du PDG de Congelcam est grandiose dans la MIFI et parle d’elle-même : plus de 70 salles de classe construites et rétrocédées à l’Etat pour l’éducation de base et les enseignements secondaires, des kilomètres de route bitumées, l’électrification rurale, la construction des ponts et le reprofilage des axes routiers, pour ne citer que ces quelques réalisations.

Des réalisations défiant le temps et contraires au lait Nido en sachets, aux poupées de seconde main et quelques légers cadeaux que M. Nguihe Kante Pascal, S.G.A. du Premier Ministère, apporte aux populations de Kouogouo, son quartier natal. Ce digne fils du Koung-Khi de par sa femme Bayagam, cousine du Dr Tchuinté Madeleine du MINRESI et de par cette dernière qui « l’a nommé » comme lui-même l’a laissé entendre le 03 Octobre 2015 sur les antennes de la CRTV, est présenté par certains militants comme un véritable apprenti-sorcier politique. Peut-on dès lors s’étonner de ce que Madame Tchuinte l’ait imposé dit-on au Secrétaire Général Jean Nkuété pour sa promotion au poste qu’on connaît ? Une Madeleine Tchuinte fière de son pied gauche sur la Mifi et de son pied droit sur le Koung-Khi. Un grand écart qui finira sûrement par la faire glisser et tomber.

Le faible qu’on a vis-à-vis de la modeste personne du Président Ngouchinghe Sylvestre va au-delà du RDPC pour être celui des différentes couches des populations de la Mifi, de l’Ouest et probablement du Cameroun. Les quelques rares élites qui essaient de le vouer aux gémonies, comme le fait M. Nguihe Kante Pascal, se livrent à des musculatures de chambre et gagneraient à dégrossir leur moi en mieux circonscrivant leurs désirs et passions. D’ailleurs le milliardaire n’accorderait aucun intérêt à leur uvre de destruction.

Autrement dit, nous nous sommes retrouvés nombreux le 06 novembre 2016 pour fêter les 34 ans de l’accession de S.E. Paul Biya à la tête du pays. Depuis plus de vingt ans que nous assistons à ce genre de cérémonie, la mobilisation n’a jamais été aussi forte. C’est que le chef de délégation permanente départementale avait mis sur pied dans chaque Arrondissement un plan rationnel de transport des militants des quartiers les plus reculés jusqu’au lieu de la cérémonie. Partout, des jeunes aux hommes en passant par les femmes, ils avaient presque tous pris part à la fête. Sans doute pour fêter l’anniversaire du Président de la République, mais aussi le faire en compagnie du tout premier Chef de la délégation permanente départementale du RDPC de la Mifi : M. Ngouchinghe Sylvestre, leur bien aimé frère et camarade du parti depuis plus d’une dizaine d’années. Ils s’attendaient aussi à suivre les premiers mots de ce chef politique hors du commun.

De ses discours, en tout cas, il a fait le meilleur usage. Fruits, sans doute, de quelques nuits d’insomnie, il les a lus dans les trois Arrondissements avec une forte émotion. De ces lectures ordonnées et rappelant chaque fois les réalisations de S.E. Paul Biya dans les Sections de Mifi-Ouest, Mifi-Nord et Mifi-Centre, nous retenons encore des bribes éparses qui nous transportent de bonheur.

Loin de lui la mise entre parenthèses des décrets présidentiels en faveur de la Mifi. « La promotion des filles et fils du Département à d’importants postes de responsabilité », a-t-il martelé, est l’une des parties les plus applaudies de ses discours. Monsieur Joseph Olinga du Journal « Le Messager », assurément compromis, n’a sans doute pas suivi cet élément. Plusieurs textes du Chef de l’Etat ont été pris dans ce sens pour les enfants de la Mifi. S’attendait-il à l’énumération de tous ces actes réglementaires de S.E. Paul Biya ? Nous n’étions pas à un meeting de remerciements pour magnifier les qualités du récipiendaire, fut-il S.G.A. des Services du Premier Ministre. Mais à la célébration de l’An 34 du Renouveau, avec plusieurs allocutions presque institutionnalisées et M. Ngouchinghe Sylvestre s’est voulu bref, mais dense.

Au-delà de plus de huit millions de francs CFA remis en espèces aux trois Sections RDPC de la Mifi pour la circonstance par le Camarade Ngouchinghe Sylvestre, il avait fait distribuer plus de deux cents foulards noirs aux femmes en hommage aux victimes du déraillement d’Eséka et plus de deux mille pagnes d’OJRDPC, d’OFRDPC et du RDPC. Sa promesse, qui enchante encore les camarades jusqu’à nos jours, est celle de les habiller tous d’ici peu de temps. Ce bilan serait réductif si nous n’y ajoutons pas le repas copieux et très arrosé offert à Talotel en soirée à la clôture de cette journée marathon et très politique dans notre Département. Autour du Chef de la délégation permanente départementale du RDPC, les élites politiques, venues pour certaines de Douala et de Yaoundé, témoignaient les unes après les autres, leur totale satisfaction. Tout ce que certains médias racontent aujourd’hui n’est que diversion et vise d’autres desseins inavoués.

Ceux qui accusent M. Ngouchighe Sylvestre de manquer de base politique expriment la jalousie, la nostalgie et la déprime politique. Le parti n’est pas divisé, mais plus unifié et plus fort que jamais autour de lui. En témoigne la forte mobilisation des militants le 06 novembre 2016. Ce sont, en effet, ces attaques dans la presse qui font davantage la célébrité et la réussite de l’homme d’affaires militant. On jette la pierre à un arbre qui porte les fruits.

L’honorable Fongang Joseph Confiance est arrivé à Bafoussam en 2000 avec une Carina II, six femmes, une vingtaine d’enfants et une maison en briques de terre à Toket. Après cinq années comme Maire de Bamougoum entre 2002 et 2007 et onze ans de Député à l’Assemblée Nationale entre 2002 et 2013, il a un parking bien garni d’une demi-douzaine de véhicules, 17 femmes, plus d’une centaine d’enfants, deux hôtels et des biens immobiliers visibles un peu partout dans le Département.

Par contre, son bilan vis-à-vis de son parti le RDPC, des militants, mieux encore des populations le trouve nul : ses adversaires présentent un bilan sombre de l’homme : zéro réalisation concrète, zéro tournée de compte rendu parlementaire, zéro prise de parole à l’Assemblée Nationale, gestion catastrophique de la Mairie de Bamougoum à travers murmure-t-on, le vol des matériaux de construction dans les chantiers environnants et des animaux pris en divagation pour nourrir disait-on, sa nombreuse famille. Cet ex-parlementaire aurait trouvé beaucoup de résistance dans les services du Ministre Ngalle Bibehe Massena des Enseignements Secondaires en août et septembre derniers pour reconduire son « club de proviseurs marchands » à la tête de certains établissements de la Mifi. Il s’est par conséquent lié d’amitié avec le SGA des services du Premier Ministre dont il est par ailleurs le conseiller de l’ombre pour espérer atteindre ses objectifs et en mûrir d’autres.

A l’analyse, M. Fongang Joseph Confiance apparaitrait pour beaucoup d’observateurs comme est un homme dangereux pour le RPDC. Tout le monde l’a compris dans la Mifi. D’où ses nombreuses défaites aux récentes élections et primaires organisées au sein du parti.
Ce monsieur accorde un entretien à « Mutations », mais au lieu que M. Michel Ferdinand y mette sa photo comme celles du Professeur Jacques Fame NDONGO et de Me Emmanuel Mbiam dans le même numéro pour assumer ses réponses, il le cache et expose plutôt la photo de M. Ngouchinghe Sylvestre qu’il semble détester. M. Michel Ferdinand, certainement aveuglé par la corruption a enfermé son professionnalisme dans les tentations du vice. Cette bassesse lui vaut aujourd’hui le mépris et l’horreur des bons journalistes et de certains analystes politiques.

En tout cas, Michel Ferdinand et son collègue Olinga sont désormais, on l’a compris, au service des intérêts obscurs qui veulent déstabiliser la Mifi, le RDPC et ses leaders locaux. Ceux qui constituent la nouvelle classe d’hommes politiques réunis autour de M. Ngouchighe Sylvestre devront se méfier d’eux et de leurs soutiens. Une nouvelle classe d’hommes politiques du RDPC qui veulent mener le parti à de nouvelles victoires, en assurer son unité et le remobiliser avec toutes leurs forces pour l’intérêt général et le projet d’émergence du Cameroun de Son Excellence Paul Biya d’ici l’horizon 2035.

C’est le sens des discours prononcés par le chef de la délégation permanente départementale du RDPC dans les trois sections du parti le 06 Novembre 2016. Et c’est un honneur pour M. Ngouchinghe Sylvestre de promouvoir des idées nouvelles et de défendre l’unité des militants de quelque origine qu’ils soient sur des valeurs communes, celles qui reconnaissent les singularités et les appartenances. Avec sa nomination comme Chef Politique local du Parti, la Mifi, désormais, choisi la liberté et l’égalité pour ne plus subir les divisions, les stigmatisations et les relégations.


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