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Un nouveau directeur pour le tout nouvel institut français de Yaoundé (ex-CCF)

Dès Janvier 2012, le centre culturel français de Yaoundé deviendra institut français. Yves Ollivier, le futur directeur parle des perspectives et de ses objectifs

Le CCF est le sixième centre dont vous êtes directeur. Peut-on dire que vous avez assez d’expérience professionnelle ?
Je suis directeur du CCF depuis 20 ans. J’ai dirigé six centres : Deux en Algérie, un en Indonésie et trois en Afrique. J’ai été également conseiller en théâtre au ministère de la Culture en France où j’ai fait 15ans. J’ai donc 35 ans expérience professionnelle derrière moi.

Après plus de deux mois de prise de fonction au ccf de Yaoundé, comment trouvez-vous les camerounais ?
Ce n’est pas le 1er pays africain où je travaille, je ne découvre pas l’Afrique ceci dis je découvre le Cameroun qui est un pays nouveau pour moi. Il est différent des pays que j’ai fréquenté. Découvrir un milieu artistique demande du temps, je suis là pour 3 ou 4 ans donc je me prononcerais plus tard. Ce que je peux dire c’est qu’au Cameroun il y a beaucoup de talents sur le plan artistique et culturel mais également ces jeunes rencontrent beaucoup de difficultés, ils ont du mal à s’exprimer parce-que l’environnement qui est autour d’eux ne facilite pas le travail des artistes encore moins des opérateurs culturels.

A partir de 2012, le ccf devient institut français. Pourquoi ce changement ?
Rassurez vos lecteurs que ça ne changera pas grand chose en dehors du fait que sur le fronton du ccf, ce sera plus tôt marqué institut français. C’est d’abord une affaire franco-camerounaise. Il s’agit de rationaliser un système qui est un peu éclaté. Il s’agit d’élargir les missions et de mieux faire ce que l’on faisait déjà avant. C’est une réforme qui n’est pas liée qu’au Cameroun, elle est mondiale. L’idée c’est de reformer et rationnaliser les centres, instituts et alliances françaises afin que l’on ait une étiquette commune.

Parlez-nous de la nouvelle vision de l’institut français
Il n’y a vraiment pas de nouvelle vision. C’est juste la continuation de ce qui se faisait avant mais en mieux. Une façon plus éfficace de faire les choses.

Quelles sont les innovations ?
Il ne faut pas attendre une révolution. L’action culturelle française au Cameroun n’a pas changé fondamentalement, parce qu’on va s’appeler Institut Français au lieu de CCF. C’est une façon nouvelle de faire les choses, j’espère plus efficace.

Sur quelles bases faites-vous les programmations ?
On reçoit beaucoup de propositions à la fois venant du Cameroun et ailleurs. On a des orientations à tenir. Nous sommes un centre culturel français, par conséquent nous devons présenter des spectacles français, nous les choisissons en liaison avec le conseil de l’institut français à paris qui a des spécialités dans tous les domaines. Notre critère c’est le niveau de qualité artistique. C’est un critère un peu subjectif. Le ccf ne peut pas dire oui à tout le monde. Il y a des limites: Il y a la salle qu’on ne peut qu’utiliser 6 jours sur 7 éventuellement, il y a des limites financières.

Quels sont vos objectifs personnels en tant que futur directeur de l’institut français ?
Pour marquer mon passage à Yaoundé, j’ai en projet le réaménagement des locaux notamment la salle de spectacle et les équipements du système électrique. Ce n’est pas simple car cela nécessite beaucoup de moyens et il faudra les trouver. J’ai aussi pour objectif de proposer au public Camerounais des productions artistiques de grande qualité; des découvertes; du plaisir; du divertissement; mais aussi de l’enrichissement culturel donc faire une programmation qui soit vraiment à la hauteur. Je vais également aider les promoteurs culturels et les artistes à travailler; les soutenir, les accompagner tout en le faisant modestement car le CCF ou futur institut français n’est pas le ministère de la Culture. Faire que dans trois ou quatre ans, un certain nombre de secteurs artistiques camerounais aient progressé, qu’ils aient acquis un peu plus d’expérience, de formation.

Yves Ollivier, le nouveau Directeur de l’IFC totalise 35 ans d’expérience dans le milieu culturel
Journalducameroun.com)/n

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