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Un nouveau pacte social pour relever le Cameroun

Jacques Jonathan Nyemb, président de The Okwelians, présentant le plaidoyer

C’est la proposition que fait le laboratoire de pensées The Okwelians, face aux crises multiples par lesquelles le pays est passé ces dernières années.

Le Cameroun fait face à de multiples défis en ce moment. Et ces derniers constituent un frein pour atteindre son émergence. Cette situation trouve dans son fondement plusieurs facteurs tels l’impact sur l’économie et la Covid-19. Plus encore, les crises sécuritaires.

A côté de cela, il y a d’autres éléments qui ne sont pas suffisamment mis en lumière mais qui sont tout aussi alarmants. C’est pourquoi le laboratoire de recherches et de réflexion dénommé The Okwelians tire la sonnette d’alarme.

Dans son plaidoyer pour renouveler le pacte social au Cameroun, il fait savoir que 56,08% de Camerounais placent la corruption comme frein à l’émergence d’un consensus national durable. 55,09% font mention du tribalisme, alors que 26,30% citent le climat des affaires.

Face à ces actes criants, The Okwelians pense qu’« il faut dénouer les nœuds persistants et rétablir des relations fécondes pour le futur. Il est temps de panser les plaies du passé pour renouer avec le lien social et bâtir une société où nous vivons non plus côte à côte mais ensemble, dans le respect des principes et valeurs partagés ».

Dans son plaidoyer, il est indiqué l’urgence de placer le dialogue inclusif au centre des dynamiques locales de reconstruction ou de participation ; de réinvestir le patrimoine et les ressources pour transformer les comportements afin de se projeter dans un futur durable et respectueux de la préservation de notre environnement.

Le think do tank après avoir réalisé une enquête auprès de 1275 Camerounais centrée sur la cohésion sociale, il en ressort que les préalables nécessaires pour l’émergence d’un consensus national durable et un dialogue inclusif sont soulignés par 70,97% de Camerounais.

48%,14% plaident pour un pardon mutuel, quand 30%,27% sont pour le procès et l’écriture de l’histoire  et 11,91% évoquent la bi nationalité.

Des éléments qui poussent The Okwelians à recommander la création d’une instance de dialogue « Vérité et Dignité » délocalisée à travers les 10 régions du Cameroun et auprès de la diaspora. Mais aussi, la mise en place d’une commission scientifique nationale pour la réécriture du Roman national camerounais.

Ils soulignent aussi l’aggiornamento constitutionnel en vue de réorganiser la redistribution des richesses nationales, une réforme transparente et équitable du système foncier camerounais et le lancement d’une campagne sous régionale de sensibilisation au reboisement.


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