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Un rapport décèle beaucoup d’irrégularités dans l’industrie extractive africaine

Malgré son important rôle dans la croissance économique des pays africains, l’industrie extractive africaine est entachée d’irrégularités, selon un rapport du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (GIABA) parvenu vendredi à APA.« L’industrie extractive de l’Afrique, l’une des plus importantes au monde et clé de la croissance de la croissance économique de région, est indéniablement un secteur entaché d’irrégularités comme l’exploitation minière artisanale illicite, l’évasion fiscale, les contrats frauduleux, la corruption de haut niveau et à la criminalité organisée. Ces éléments contribuent chaque année au blanchiment ou au détournement d’un montant considérable des recettes», note le rapport intitulé : « Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme liés au secteur de l’industrie extractive et minière en Afrique de l’ouest ».

Selon le document, le secteur continue de se heurter à un ensemble complexe d’institutions réglementaires faibles qui peuvent être très sensibles à la corruption du fait de l’absence de garanties d’intégrité. « L’ingérence politique inappropriée et la faible volonté politique de renforcer les cadres juridiques, de fournir des garanties ou d’améliorer la gestion ont perduré malgré les appels croissants en faveur de la bonne gouvernance dans le secteur extractif », poursuit le rapport.

Dans certains pays, il note que la mauvaise gestion du secteur a fait perdurer l’insécurité et même déstabilisé les gouvernements et que le manque des de ressources des services douaniers, la corruption et la porosité des frontières contribuent à l’inefficacité des mesures visant à mettre fin à la contrebande de minéraux précieux.

« Sur la base des informations mises à la disposition du public, notamment celles fournies par les organes internationaux oeuvrant à l’amélioration de la gouvernance et de la transparence dans le secteur, on peut raisonnablement conclure que la corruption constitue une des infractions sous-jacentes les plus graves du secteur extractif, par laquelle d’importantes quantités de produits illicites font l’objet de blanchiment. Compte tenu du nombre de cas documentés de corruption à grande échelle dans le secteur, qui n’auraient pas pu être commis sans la complicité de hauts responsables, il est également raisonnable de conclure que la corruption est probablement l’infraction sous-jacente la plus destructive et qui nuit au développement du secteur, contribuant ainsi aux flux financiers illicites (FFI) à grande échelle », indique le document.

Il conclut que la mise en œuvre des normes du Groupe d’action financière (GAFI) sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) constitue un élément clé de la lutte efficace contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La mise en oeuvre effective de ces normes, soutiennent les auteurs du rapport, peut également améliorer la transparence des transactions et fournir des outils essentiels à la lutter contre la corruption.



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