Politique › Institutionnel

Une enquête parlementaire demandée pour faire le point sur le Crash de 1995

La demande introduite par le Sdf a été jugée recevable, mais rien n’indique que cela conduira à la mise en place de la commission d’enquête sollicitée

La conférence des présidents de l’assemblée nationale a jugé recevable mardi 12 juin 2012 la demande du Social Democratic Front (SDF) de mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire. La requête de ce principal parti de l’opposition au Cameroun, vise à entendre des personnes sur ce qui est advenu du processus qui devait servir à indemniser les victimes de l’accident en 1995 d’un Boeing 737 appartenant à la défunt CAMAIR et qui avait occasionné à l’époque, la mort de 71 personnes. Le traitement de l’information dans les médias a été naturellement divergent. La radio d’Etat (CRTV) a annoncé une « enquête » sans préciser l’objet et les personnes concernées. Dans la presse de ce mercredi 13 juin, de nombreux médias n’hésitent pas à traduire Issa Tchiroma, l’actuel ministre de la communication devant cette probable prochaine commission d’enquête. Rien n’indique en réalité que la demande du SDF aboutira à la mise en place d’une telle commission. « La demande a été transférée à la commission des résolutions et pétitions pour examen au fond », fait savoir un responsable au parlement. Dans la majorité des cas, les textes embarrassants pour le régime en place ont souvent été rejetés lors de la phase d’examen au fond. La demande du SDF pourrait donc connaitre la même issue, le RDPC majoritaire ne voulant pas donner une faille de succès à Marafa Hamidou Yaya, l’ancien ministre d’Etat aujourd’hui incarcéré, et mis en avant dans la rédaction des écrits, qui indexent le ministre Tchiroma responsable du département des transports au moment des faits.

Cette enquête parlementaire est demandée dans le contexte d’une course médiatique, au sujet de cette affaire, déclenchée par la publication attribuée à monsieur Marafa d’une quatrième lettre dans laquelle il explique « qu’il ne supportait pas le ministre Tchiroma, parce qu’il savait ce dernier impliqué dans le fait que les familles des victimes de ce crash » dont un ami proche à lui, « n’aient pas été dédommagées alors que l’argent était prévue pour ». Alors qu’il recevait la presse il y a quelques jours, monsieur Tchiroma a dit avoir des éléments de réponse mais ne pas vouloir les donner à la presse. « Je n’accepterai pas de jouer le jeu de Marafa, qui a transformé la presse en juge », avait-il fait savoir, qualifiant les accusations de l’ancien ministre d’Etat de « pétards mouillés ». A la suite de cette sortie médiatique, le journal « l’ il du Sahel », visiblement bien informé dans cette affaire du dossier Marafa, a publié un article qui ressort des copies de lettres « prouvant la part de responsabilités de tous les acteurs de l’affaire de l’indemnisation du crash, dont le ministre Tchiroma ». L’article ressort aussi qu’une commission dirigée par l’ancien ministre Foumane Akame avait été mise sur pied en 2000. Dans des conclusions présentées par le journal, la commission demandait à la présidence (haute hiérarchie), de faciliter urgemment l’obtention de certaines preuves dont l’accès était rendue difficile par certaines personnes dont l’actuel ministre de la communication. Parmi les autres protagonistes de cette affaire on cite Joseph Belibi, l’ancien PCA de la CAMAIR, Ignatius Sama Juma, l’ancien patron de l’autorité aéronautique et un consultant français du nom de Peter Sheldon. La décision de la chambre des pétitions est attendue.

Que s’est-il passé en 1995 après le crash de la Camair?
eu2008.fr)/n

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