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Université de Ngaoundéré: Le document de stratégie expliqué et débattu

L’ambition du DSCE est de faire du Cameroun un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité à l’horizon 2035

C’est ce mardi 19 juillet 2011 qu’une délégation du Ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) a procédé à l’explication du document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) à l’amphi 150 de l’ENSAI-IUT de l’Université de Ngaoundéré. Cette opération qui rentre dans le cadre du plan de vulgarisation du DSCE a permis aux étudiants et enseignants d’échanger sur ce document avec une délégation du Minepat venue de Yaoundé. Les débats qui ont démarré à 10 heures et qui ont connu la participation de tout le staff de l’Université de Ngaoundéré étaient placés sous la présidence du Recteur de l’Université de Ngaoundéré, le Pr. Paul Henri AMVAM ZOLLO. Le débat sur les plans quinquennaux ayant été clos par le chef de l’Etat, non pas parce que ces plans quinquennaux étaient mauvais, mais parce qu’il s’agit tout simplement de faire une planification sur une période un peu plus longue, la stratégie pour la croissance et l’emploi est la traduction sur la période 2010/2020 de la vision du développement à long terme.

Après le mot d’ouverture prononcé par le recteur, la parole est ensuite revenue à M. MEBARA Grégoire, chef de mission du MINEPAT, qui a expliqué les tenants et les aboutissants du DSCE. L’on retiendra de son intervention que c’est pour renforcer la reprise économique amorcée depuis une décennie et l’asseoir durablement que le Cameroun se devait d’inscrire ses politiques de développement dans une perspective plus lointaine. C’est ainsi qu’est apparue la nécessité d’une Vision Prospective de nature volontariste, préalable à toute stratégie de développement. A la suite d’une démarche participative associant tous les acteurs de développement de la Nation et fondée sur les Grandes Ambitions du Chef de l’Etat, les études structurelles du système, les aspirations des populations camerounaises et les engagements internationaux souscrits par le Gouvernement, il s’est dégagé une vision partagée du Développement au Cameroun à l’horizon 2035. Elle se formule ainsi qu’il suit : « LE CAMEROUN : UN PAYS EMERGENT, DEMOCRATIQUE ET UNI DANS SA DIVERSITE ».

Le Cameroun émergent est un pays embarqué dans une ère de développement économique et social durable avec une économie forte, diversifiée et compétitive. L’économie se caractérise alors par la prédominance du secteur industriel en général et manufacturier en particulier (dans le PIB et les exportations), une intégration effective à l’économie mondiale. Le niveau de pauvreté est résiduel et le niveau de revenu par tête le classe parmi les pays à revenu intermédiaire. Le Cameroun, pays démocratique se présente comme un Etat où les institutions sont stables et la séparation des pouvoirs réelle. La justice est indépendante et repose sur une législation assainie et ajustée aux valeurs locales et au contexte économique. L’administration est décentralisée, bien équipée et dispose de ressources humaines motivées et compétentes. Le Cameroun uni dans sa diversité est un pays où l’unité et l’intégration nationales sont vécues dans le respect des différences et des identités. Les valeurs telles que le respect de l’autorité, la cohésion, la solidarité, l’intégrité, le travail et la fierté sont les références aux comportements individuels et collectifs. Le fonctionnement de la société se fonde sur la concertation, le dialogue, la tolérance, le respect mutuel, le recours à la médiation ou à la justice. La sécurité des biens et des personnes est assurée sur toute l’étendue du territoire.

La volonté de devenir un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité intègre des objectifs généraux à savoir : réduire la pauvreté à un niveau socialement acceptable ; devenir un pays à revenu intermédiaire ; atteindre le stade de Nouveau Pays Industrialisé, renforcer l’unité nationale et consolider le processus démocratique. Avec 4,4% de chômage, 75% de sous-emploi et 3,2% du taux de croissance, le Cameroun n’a jamais eu un taux de croissance de plus de 6% depuis la dévaluation du franc CFA. C’est le secteur tertiaire, notamment le secteur des télécommunications qui a porté ce taux de croissance à la hausse. Il était en effet question de partager cette vision avec la communauté universitaire. Et c’est sans doute la raison pour laquelle des échanges riches et fructueux, des propositions concrètes et des observations ont meublé cette conférence débat.

Avec cette vision, le Cameroun affirme sa volonté de voir le taux de pauvreté passer en dessous des 1/10, c’est-à-dire qu’un seul camerounais sur dix serait encore pauvre en 2035. Cette réduction de la pauvreté monétaire serait accompagnée d’une très grande généralisation de l’accès aux services de santé, d’éducation, de formation et d’infrastructures de base telles que l’eau, les routes et l’électricité. De plus, sur sa route pour le développement, le Cameroun devra avoir passé le cap de pays à revenu intermédiaire, ce qui nécessité un rythme de croissance remarquable sur une longue période. Il faudrait alors mettre l’accent sur les atouts immédiats (agriculture, extraction minière, .) tout en veillant à une répartition égalitaire des revenus.

M. MEBARA Grégoire, chef de mission du MINEPAT et le Pr. Paul Henri AMVAM ZOLLO présentent le document DSCE
Journalducameroun.com)/n


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