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Université des montagnes: mise au point du Pr Lazare Kaptue

Par le Pr Lazare Kaptué, Président de L’UdM

Ce que M. Ambroise Kom et son compère M. Benjamin Zebaze ont écrit dans les colonnes du journal Ouest Littoral, ne me ressemble pas du tout. Dans ma vie, je n’ai jamais été mu par des préoccupations matérielles. En effet, quand j’avais décidé de rentrer au Cameroun en fin 1972, j’étais inscrit à l’ordre des médecins de la Seine à Paris.

Je travaillais à l’hôpital COCHIN à Paris et gagnais rondement ma vie. Connaissant les conditions salariales au Cameroun à l’époque, mes patrons et mes amis avaient tout fait pour me décourager de rentrer au pays. Je leur avais répondu que le matériel n’était pas ma principale préoccupation. Mon objectif était d’apporter ma modeste contribution à la construction de mon pays. Une fois rentré au Cameroun, ce ne sont pas les sollicitations pour aller gagner beaucoup d’argent qui ont manqué. Je n’en cite que deux :
* Le regretté Professeur Alfred Comlan Quenum, Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique à l’époque m’avait offert un poste P5 au Bureau Régional à Brazzaville et à sa très grande surprise, j’avais décliné poliment l’offre.

* Le feu Dr Jonathan Mann, alors Directeur du Programme Mondial de lutte contre le Sida m’avait sollicité pour venir travailler avec lui au siège de l’OMS à Genève. Là aussi, j’avais décliné poliment l’offre en lui disant que je croyais être plus utile à mon pays en restant au Cameroun plutôt qu’à Genève. Dr Jonathan avait alors bien compris et m’avait félicité.

Si je tiens à rappeler tout cela, c’est pour faire comprendre que je n’ai jamais été préoccupé par la recherche effrénée de l’argent et du matériel. Par contre, votre source d’information en la personne de M. Ambroise Kom dont vous faites l’apologie, a enseigné au Cameroun, au Maroc, au canada, aux Etats Unis d’Amérique uniquement dans le but d’amasser beaucoup d’argent. Pendant les années chaudes du projet UdM, ce dernier s’est réfugié aux USA pour amasser davantage de dollars. Quand en 2012, il s’est rendu compte que la tempête s’était apaisée et que l’UdM avait pour ainsi dire acquis ses lettres de noblesse, il est rentré au pays pour « gouverner » l’institution.

Sa première démarche a consisté à vouloir m’associer à son sombre dessein d’arracher à l’AED l’autonomie de l’UdM. Cela, au mépris des articles 40 et 54 des statuts de l’AED stipulant que c’est l’AED qui administre et gère ses projets. Cette démarche n’ayant pas prospéré face à mon refus catégorique, celui dont M. Zebaze Benjamin assure mordicus la défense, n’a cessé de monter des intrigues de toutes sortes pour prendre ma place à la tête de l’UdM.

Je vais signaler que bien qu’étant partisan d’une forme d’autonomie contrôlée des projets de l’AED par rapport à l’Association promotrice, je ne pouvais admettre la méthode de coup de force au détriment de l’organisation d’une consultation au sein de l’assemblée générale de l’AED sur la révision des statuts. Je ne pouvais surtout admettre la désintégration ou la déstabilisation d’une uvre collective à laquelle j’ai consacré 21 ans de ma vie, c’est-à-dire depuis 1994, date à laquelle les premiers jalons de la création de l’UdM ont été posés.

J’avais d’ailleurs exprimé cette préoccupation à l’AED, préoccupation qu’elle a prise en compte en organisant effectivement une large consultation en vue de la révision de ses statuts.

Je voudrais faire remarquer avec beaucoup d’étonnement que M. Ze baze a outre- passé son devoir d’informer. Il s’est arrogé le droit de propager de fausses informations, assorties d’insinuations malveillantes sur ma modeste personne. C’est pourquoi je m’emploie à répondre point par point aux allégations qui, d’après plusieurs articles parus dans au moins trois éditions successives, semblent avoir été dictées par le Pr Ambroise Kom.

Mon passage au ministère de la Santé publique
Ouest Littoral affirme que j’ai géré le programme sida et que je me suis copieusement servi. Ce journal est une fois de plus loin de la vérité. J’invite M. Zebaze Benjamin à aller faire un audit sur mon passage au Programme sida si cela l’enchante !

En effet, je suis fier d’avoir été le tout premier médecin à lancer la lutte contre le sida au Cameroun en 1984. J’avais fait le tour des dix provinces (aujourd’hui régions) du pays pour sensibiliser nos populations sur le danger que constituait cette nouvelle pandémie.

Grâce à l’action que j’avais pilotée, notre pays a été le tout premier en Afrique à s’attaquer à cette affection. Je suis persuadé que c’est cette action précoce qui a permis que le taux de prévalence de cette affection soit relativement bas dans notre pays. Nous ne disposions de presqu’aucun moyen à cette époque. Mais, grâce à nos relations personnelles avec le Docteur Peter Lamptey alors Directeur de Familly Health International, nous avons pu mener auprès des populations les actions appréciées de sensibilisation et de lutte contre le sida.

M. Zebaze Benjamin et son commanditaire ne disent pas que j’étais le Directeur de la santé au Ministère de la Santé Publique, la plus grande direction de l’époque, dont le budget était de plusieurs dizaines de milliards. Ils ignorent aussi, et c’est dommage pour des gens qui croient savoir tout sur tout, que c’est M. Ngalle Edimo et moi qui avions suivi de bout en bout les travaux de construction de l’Hôpital Général de Douala (par la France) et de Yaoundé (par la Belgique) ainsi que de l’Hôpital Régional de Bertoua, puis de l’Hôpital de Yagoua (par l’Italie). C’était là autant d’occasions pour nous enrichir ou pour nous faire construire des villas. Mais, nous ne l’avions pas fait parce que justement, nous avions une certaine éthique : Le bien public est quelque chose de sacré. M ; Zebaze et son compère peuvent aller s’informer au MINSANTE. Mon surnom était « le Monsieur qui ne veut pas manger et qui empêche les autres de manger ».

Le crédit accordé par l’Agence française pour le développement (AFD)
Ce n’est plus un secret pour personne. L’Agence Française pour le Développement (AFD) a accordé à l’AED un prêt de 5 milliards de F CFA pour l’extension et la modernisation des infrastructures et des équipements de l’UdM et des CUM. La gestion de ce prêt est encadrée par une convention dûment signée par les deux parties. Dans sa mise au point relativement à la situation de Pr Ambroise Kom et de messieurs Mogto Hervé et Djoko Henri, l’AED avait présenté le mécanisme de gestion de cet argent en ces termes :
* Un compte spécial a été ouvert dans une banque approuvée par l’AFD et par lequel les fonds transitent, de manière périodique, pour être versés aux entreprises en fonction de l’évolution des travaux sur le terrain ;

* Tout paiement aux entreprises doit être approuvé par l’AFD ;

* Tout paiement au-dessus de 500 000 euros, soit 328 millions de F CFA est directement versé aux entreprises par l’AFD elle-même.

En conséquence, les dirigeants n’ont aucun moyen de puiser dans les fonds du prêt pour quelque besoin que ce soit.

La présence de mon fils aux cliniques universitaires des montagnes
M. Zebaze Benjamin et son acolyte trouvent anormal que mon fils, chirurgien-dentiste de son état, travaille aux Cliniques Universitaires des Montagnes. En vertu de quelle norme le fils d’un responsable ne peut pas travailler dans la même structure que lui ?
Celui dont le Directeur de Publication du journal Ouest Littoral est « l’avocat » a peut-être la mémoire courte. Son enfant Noupeyio Kom et son ami Noël Toche Mbah qui sont au Canada, n’administrent-ils pas le site web de l’UdM depuis sa création ? Nous avons demandé à plusieurs reprises à M. Ambroise Kom de laisser cette tâche à nos collaborateurs webmasters qui sont sur place à l’UdM à Bangangté, mais il ne l’a jamais accepté parce qu’il voulait absolument contrôler l’information au niveau de l’Institution. A l’heure où je vous parle, le site de l’Université est toujours géré par ces personnes.

De nombreuses autres relations proches (familiales, fraternelles et/ou amicales) du « client » que M. Zebaze Benjamin défend, exercent à l’UdM-CUM. Pourquoi n’en dit-il pas mot ?

Mon apport à l’UdM
Ouest Littoral s’est empressé de présenter M. Ambroise KOM comme le fondateur de l’Université des Montagnes. Quelle ironie ! M. Ambroise KOM me présentait toujours comme « le bâtisseur, le porteur de projet UdM ». Allez donc savoir.

En réalité, quand nous avions décidé de démarrer nos activités en 2000, nous avions pris la décision de créer trois établissements phares et un centre hospitalier à savoir : 1/L’Institut Supérieur des Sciences de la Santé (ISSS) ; 2/L’Institut Supérieur des Sciences et de Technologie (ISST) ; 3/L’Institut des Etudes Africaines et des Langues (IEAL) ; 4/ Le centre Hospitalier universitaire des Montagnes.
Je m’étais engagé à mettre sur pied l’ISSS, l’ISST ainsi que le centre hospitalier universitaire. M. Ambroise KOM quant à lui, Professeur de lettres de son état (littérature Africaine) devait à juste titre, s’occuper de l’Institut des Etudes Africaines et des Langues.

A mon niveau, j’avais tout mis en uvre avec le concours de mes nombreux amis et relations pour démarrer l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé en 2000 par les filières médicine et pharmacie. Les filières odonto-stomatologique et vétérinaire ont suivi en 2008, puis les Sciences médico-sanitaires en 2010.

En 2001, j’avais fait démarrer l’Institut Supérieur des Sciences et de Technologie par les filières Réseaux et Télécommunication, Informatique et Réseaux, Instrumentation et Maintenance Biomédicale.
A ce jour, les deux instituts ont mis sur le marché de l’emploi 1088 diplômés soit : – 472 docteurs en médecine ; – 148 docteurs en pharmacie ; – 23 docteurs en médecine vétérinaire ; – 25 docteurs en odonto-stomatologie ; – 63 diplômés en Sciences Médico-Sanitaires. – 357 licenciés en technologie ;

L’Université des Montagnes a déjà 15 ans d’existence. On pourrait demander à M. Ambroise Kom où est passé l’Institut des Etudes Africaines et des Langues dont il avait la charge de la mise en place !
L’autre engagement qu’il avait pris, c’était de nous trouver des Universités partenaires en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis notamment). Et Dieu seul sait combien d’universités de grande renommée compte ce « continent » nord-américain. A ce jour, il n’en a trouvé aucune. Moi, je m’étais engagé à en trouver en Afrique et en Europe et j’ai honoré mes engagements en trouvant les partenariats suivants :
En Afrique d’abord : 1/ l’Université de Kinshasa, 2/ L’Université de Parakou (Bénin) 3/ l’Université Ayyad de Marraketch au Maroc,
4/ l’Université Sidi Thabet de Tunis en Tunisie ; 5/l’Université Moustapha Niasse de Dakar
En Europe ensuite : En France, notamment
1/ l’Université Paul Sabatier III de Toulouse ; 2/ l’Université de Paris XIII ; 3/ la Faculté de pharmacie de l’Université de Montpellier ; 4/ Agrovet de l’Université de Lyon.
En Italie : 1/ l’Université de Milan (Centre cardiologique de Monzino) ; 2/ l’Université de Ferrara ; 3/ l’Université d’Udine, 4/ l’Université de Modena
En Allemagne : 1/ l’Université de la Rhur, Bochom (Prof Uberla Klaus) ; 2/ l’Université de Lubeck ; 3/ l’Université de Munich (Prof Lutz Guertler).
En Suisse enfin : 1/ La Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud ; 2/ L’Université de Lausanne

A ces universités, s’ajoutent les associations comme AGIR-abcd en France, Marche Nord-Sud en Belgique qui ont toujours fourni des enseignants dans presque toutes les disciplines au programme. Grâce à ces multiples partenariats, nous avons pu obtenir les résultats que nous avons présentés plus haut.

C’est dire que dans le domaine du partenariat, s’il fallait attendre M. Ambroise Kom, l’UdM n’aurait pas encore ouvert ses portes à ce jour. Il ne peut donc prétendre que c’est lui qui faisait venir les enseignants à l’UdM.

Quant à moi, mes sacrifices pour l’UdM sont nombreux. Je ne m’en suis jamais glorifié, mais Ouest Littoral m’oblige à en parler. En plus d’avoir fait fonctionner l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé, l’Institut Supérieur des Sciences et de Technologie, les Cliniques Universitaires des Montagnes, j’ai mis mes moyens propres dans la réalisation de tout cet ensemble. Le premier véhicule utilisé par l’UdM au début de sa création était le mien. Je l’avais mis gracieusement à la disposition du projet.

Bien plus, j’avais hypothéqué mes titres fonciers pour obtenir des crédits au profit de l’UdM auprès des structures financières. Jusqu’en 2008, je n’avais jamais demandé le moindre sou pour le service rendu. Si je devais évaluer en termes financiers ce que l’UdM me doit, le montant serait astronomique. J’avais consenti à tous ces sacrifices parce que je croyais au projet. Je continue d’y croire religieusement. Que M. Ambroise Kom nous cite la contribution matérielle et/ou financière, même symbolique qu’il a apportée au projet UdM. Je n’en connais point.

La mobilisation de la diaspora
M. Zebaze Benjamin prétend que c’est M. Ambroise Kom qui a introduit la diaspora dans le projet UdM. Il ajoute que cette diaspora est en colère. De quelle diaspora s’agit-il ? A ma connaissance, la diaspora ne détruit pas, mais elle construit. La vraie diaspora ne spolie pas l’ uvre à l’édification de laquelle elle contribue. Et elle ne se limite pas à M. Ambroise Kom et ses quelques fidèles. Bien plus, l’implication de la diaspora dans le projet UdM n’est pas l’apanage de M. Ambroise Kom.

En effet, les tout premiers compatriotes de la diaspora que nous avons impliqués au projet UdM, sont le feu Docteur Tatou Etienne (paix à son âme), chirurgien cardiaque à Dijon en France et M. Kwahou Homère, enseignant à l’Université de Paris XIII. J’ai connu Dr Tatou grâce à son beau-frère, un ami à moi, M. Kuate Jean Pierre de regrettée mémoire. Quant à M. Kwahou Homère, je l’ai connu à l’IUT Fotso Victor grâce à son Directeur d’alors le Professeur Kaptouom Ernest. La rencontre avec M. Kwahou Homère a permis la signature d’un accord de partenariat avec Paris XIII le 26 juin 2004. Accord qui a précédé de deux jours celui signé avec l’Université de Kinshasa. La convention avec UNIKIN avait en effet été signée le 28 juin 2004.

Transport des effets personnels par containers
Ma commune est en partenariat avec la Mairie de Chamonix Mont blanc et non la Mairie de Chambery comme annoncé dans le journal Ouest Littoral. En effet, notre partenaire avait envoyé du matériel pour ma commune et j’avais demandé et obtenu l’autorisation du bureau exécutif de l’AED pour que ce matériel soit mis dans l’un de ses containers. Je ne l’avais pas fait en cachette ! De la même manière, j’avais demandé et obtenu de transporter du matériel pour le Lycée Technique de Bafoussam, apportant comme toujours ma contribution au développement de mon pays. Par conséquent, ce n’était pas mes effets personnels et je ne l’avais pas fait clandestinement.

Notez bien que ce qui est reproché à M. Ambroise Kom, c’est d’avoir fait transporter clandestinement des tonnes et des tonnes de matériels de construction dans plusieurs containers successifs, année après année aux frais de l’UdM. Ce matériel était-il pour son usage personnel ou pour une quincaillerie ? Lui seul peut répondre à cette question.

A propos de mon âge
En véritable officier d’état civil improvisé, M. Zebaze Benjamin a déclaré dans son journal et sur les antennes de Equinoxe TV, avec insistance que j’avais 85 ans. Je constate que cette volonté pathologique de ternir à jamais mon image l’a empêché de faire des investigations appropriées comme un journaliste digne de ce nom !
Aujourd’hui, j’ai 76 ans et j’en suis fier. M. Zebaze Benjamin et son commanditaire M. Ambroise Kom n’ignorent pas que c’est dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes. De nombreux enseignants plus âgés que moi, tant nationaux qu’étrangers donnent des cours à l’UdM, à la grande satisfaction des étudiants, des employeurs et des évaluateurs attitrés. Je pense en fait que les deux complices souhaitaient plutôt que je vive jusqu’à 85 ans. Que le Tout Puissant exauce leurs prières et me permette de vivre même au-delà de 85 ans pour encore mieux servir la jeunesse camerounaise !

Appartenance au C3
M. Zebaze Benjamin insiste en prenant M. Ambroise Kom à témoin sur le fait que je n’étais pas membre du C3. Effectivement, je ne sais pas de quoi il s’agit ! Autrement dit, et à ma connaissance, ce n’est pas le C3 qui est promoteur de l’UdM. Il ne faut pas distraire l’opinion. L’Association pour l’Education et le Développement en abrégé AED est sans conteste la promotrice de l’Université des Montagnes et des Cliniques Universitaires des Montagnes. Peut-être suis-je un taré parce que je n’ai pas été membre du C3! Je reste fier de mon état.

Prof Kaptue cumulard : maire de Demdeng, président de l’UdM, directeur des CUM.

Maire de Demdeng
Je suis Maire de Demdeng depuis 2002. Je dois signaler que je n’ai jamais été demandeur. Les miens sont venus me chercher pour les aider à développer leur terroir et m’ont par conséquent plébiscité à plusieurs reprises à la tête de leur commune. Ma raison d’être sur cette terre étant de servir, je ne pouvais qu’accepter. Allez donc voir ce que j’ai réalisé dans cette modeste commune en 13 ans. Si je quitte ce monde aujourd’hui, j’aurais laissé des traces indélébiles dans ma commune. J’espère que le commanditaire de M. Zebaze Benjamin laissera aussi un bon souvenir à son village Bayangam.

Directeur des CUM
Oui, c’est vrai, là également, je n’ai jamais rien demandé. Je suis toujours resté en dehors de la direction de l’Hôpital depuis son ouverture officielle en 2008 sous la dénomination Cliniques Universitaires des Montagnes (CUM). Cela, jusqu’au 26 janvier 2015 où j’ai été appelé en sapeur-pompier par l’AED pour redresser cet hôpital que M. Ambroise Kom et ses acolytes avaient mis par terre. En quelques mois l’ordre a été rétabli, la paix et la sérénité sont revenues. Les équipements abandonnés et négligés ont été remis en état de fonctionnement. Le taux de fréquentation de l’Hôpital a augmenté de façon remarquable. Les recettes ont plus que doublé. Aujourd’hui, l’Hôpital reçoit de plus en plus de malades référés, signe de vitalité de son plateau technique actuel et de son staff. Le personnel travaille avec beaucoup d’enthousiasme et d’abnégation.
Je tiens à préciser que les CUM sont dirigées au quotidien par un administrateur délégué en la personne de Dr Tchoukoua Serges, un jeune Médecin dynamique qui fait bien son travail et à qui je rends un vibrant hommage.

Que ce soit à l’UdM, aux CUM ou à la Mairie de Demdeng, les gens disent que ma seule présence rassure tout le monde, mon nom est un label de qualité. Quand un homme est serviable, compétent, polyvalent, humble, ouvert au monde, altruiste, il est sollicité ! De même, quand il n’est pas méprisant, injuste, hypocrite, condescendant, paranoïaque et asocial, on le respecte et on a besoin de lui partout et toujours, à temps et à contre-temps. C’est ça la réalité, même si cela fait des jaloux. Et parodiant à ce sujet mutando mutandis une très haute personnalité de ce pays, j’ai envie de dire : « Ne cumule pas qui veut, mais qui peut ».

Le professeur kaptue doit partir, et vite.
C’est le rêve cher à M. Ambroise Kom, qui lorgne le poste de Président de l’UdM depuis 2012. Avant de se lancer dans des déclarations tonitruantes, M. Zebaze Benjamin aurait dû faire preuve de professionnalisme en menant une enquête préalable à l’UdM auprès des étudiants, des enseignants, des cadres, des personnels d’appui, des membres de l’AED et des parents d’étudiants. Ce qui lui aurait permis de savoir ce que ceux-ci pensent de ma personne et de mon action à la tête de l’UdM. Je puis vous dire que M. Ambroise Kom doit prendre son mal en patience. Le temps d’apprendre comment gérer les hommes, comment maîtriser son intelligence émotionnelle. On ne se lève pas un matin pour devenir le président de l’UdM. M. Ambroise Kom risque d’attendre longtemps, très longtemps.

Conclusion
En guise de conclusion, je dirais que j’ai apporté au projet UdM : – une caution morale et éthique ; – une caution scientifique ; – une caution politique ;

En plus, j’y ai mis de gros moyens matériels et financiers. Mes projets de recherche ont apporté des dizaines de millions de francs et de nombreux équipements à l’UdM. Depuis 2000, M. Ambroise Kom n’a rien pu faire pour la mise en route de l’Institut des Etudes Africaines et des Langues pour laquelle il avait pris un engagement ferme. Qu’il veuille reconnaitre son cuisant échec et son incapacité à faire quoi que ce soit, si ce n’est orchestré des intrigues.

Je crie haut et fort que l’UdM ainsi que les CUM sont l’ uvre de ma vie. J’ai bâti inlassablement cette uvre de toute mon âme et de toutes mes forces (physique, morale, intellectuelle, matérielle.).

Bien entendu, il y a derrière cette réussite, l’implication des vrais membres de l’AED qui depuis l’ouverture de l’UdM se sont donné sans réserve, chacun avec ses dons et ses talents, à la construction de l’édifice UdM, sans volonté d’appropriation du travail des autres et sans velléité d’usurpation du mérite des autres. C’est ici le lieu de saluer le dévouement des responsables qui se sont succédé à l’UdM depuis 2000 et dont certains ne vivent plus aujourd’hui, (paix à leurs âmes). C’est également le lieu d’honorer les personnels enseignant, technico-administratif, hospitalo-universitaire, soignant et d’appui dont les sacrifices incommensurables ont permis de mettre l’UdM-CUM debout. Je ne saurais oublier l’important appui désintéressé des universités et associations partenaires, ni l’encadrement des hautes autorités de l’Enseignement Supérieur de notre pays qui ont contribué à asseoir la notoriété de l’UdM sur le plan national et international. Le moment venu, je laisserai l’UdM le c ur plein de joie, aux générations futures.

Bangangté, le 26 /12/2015


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