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Vaccination contre la polio : la lettre d’un délégué régional fait polémique

Campagne de vaccination (c) Droits réservés

Dans une correspondance adressée à toute les parties prenantes à l’éducation, Yvette Kombou Mpessa indique qu’il faut éviter de demander l’avis des parents pour vacciner leurs enfants. 

«Cette note est suspecte! Est-on déjà obligé de faire vacciner nos enfants?», «Qu’est-ce que cela cache?» ou encore «Il faut plutôt sensibiliser les parents». Ces réactions pullulent sur les réseaux sociaux depuis la publication d’une correspondance du délégué régional des enseignements secondaires pour la région du Littoral.

Dans une lettre du 20 mars adressée aux délégués départementaux, aux inspecteurs pédagogiques, aux directeurs d’établissements maternels et primaires, aux secrétaires à l’éducation des organisations de l’enseignement privé, Yvette Kombou Mpessa les informe de l’arrivée dans les écoles des équipes de vaccination contre la polio. Ceci dans le cadre des journées nationales de vaccination des enfants de 0 à 5 ans organisées du 29 au 31 mars prochain.

Rien de bien curieux jusqu’ici. Dans la mesure où les descentes des agents vaccinateurs se font depuis longtemps de manière périodique. Ce sont les mentions inscrites au bas de la lettre qui nourrissent le débat «Vous devrez éviter de requérir l’avis des parents pour ce faire», peut-on lire.

Dans le même temps, le délégué instruit aux secrétaires à l’éducation et aux inspecteurs d’arrondissement de l’éducation de base d’intervenir en temps réel en cas de refus de vacciner dans les écoles de leurs organisations respectives. Des instructions qui ne sont pas du goût de certains parents qui trouvent la mesure «louche».

Il faut rappeler que les pesanteurs à une couverture vaccinale efficiente au Cameroun sont généralement liées aux superstitions et  certaines coutumes. Certaines communautés redoutent la stérilité de leur progéniture si elles venaient à être vaccinées.

D’ailleurs en octobre 2017, plusieurs salles de classe du primaire et de la maternelle étaient restées vide à Kousseri (Extrême-Nord) à cause d’une rumeur sur un «vaccin meurtrier» administré aux élèves.

Selon les chiffres officiels, la couverture vaccinale, en hausse permanente de 2005 (79,72%) à 2008 (83,96%), connaît depuis 2009, une évolution en dent scie entre 80% et 85%.

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