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Vatican: 100 jours déjà pour le pape François!

Elu le 13 mars dernier au trône de St Pierre à Rome, l’argentin Jorge Bergoglio a imposé un style simple qui fait de lui un pape populaire. Mais les défis qui l’attendent son nombreux

C’est en mondovision que le pape François a été élu le 13 mars dernier, à 76 ans. Les fidèles catholiques du monde entier découvraient alors ce pape simple et chaleureux qui, apparaissant au balcon de la basilique Saint Pierre de Rome, avait ému, d’autant plus qu’il n’était pas cité dans les favoris au poste. Il a été élu au 2e jour du conclave, devenant ainsi le premier pape latino-américain. Son intronisation officielle, le 19 mars 2013, avait réuni plus de 100 000 fidèles, 150 délégations de gouvernements, 180 évêques et surtout les supérieurs généraux jésuites et franciscains. dans son homélie, il avait lancé un appel au respect de la création, à la tendresse et à la bonté. Il souhaite rétablir la proximité entre l’Eglise et les fidèles et à ce titre, on l’a vu laver les pieds de quelques détenus dans une prison. Une simplicité qui attire un nouveau public. Les audiences papales du mercredi, avec en moyenne 25 000 personnes, voient ainsi leur fréquentation frôler les 100 000 pèlerins. La mobilisation se poursuit aussi sur Twitter, où le compte du pape a plus que triplé son nombre d’abonnés depuis son l’élection. Mais cette popularité est aussi due à un incroyable sens de la communication. S’il a fait le v u d’une Eglise pauvre, il a su délivrer son message à travers des formules chocs comme «Saint Pierre n’avait pas de compte en banque» ou «L’Eglise est une mère, pas une baby-sitter».

En revanche, si le contraste avec son prédécesseur est saisissant au niveau du style, ils se rejoignent sur la théologie. Il reste strict sur des sujets comme le mariage homosexuel ou l’avortement. Il a d’ailleurs appelé les gouvernements à «assurer une garantie juridique à l’embryon». Après les paroles, les actes doivent suivre. Les prochains mois vont être les plus difficiles pour lui et il va devoir prendre des décisions cruciales. La réforme de la curie, réclamée par les cardinaux avant le conclave de mars dernier, sera le premier grand défi du pape François. En constituant un groupe de huit cardinaux chargé de jeter les bases d’un nouveau mode de gouvernement, il a déjà mis le dossier sur les rails. Mais les premières conclusions ne sont attendues que pour octobre – novembre 2013. L’autre réforme espérée concerne la banque du Vatican ou l’Institut pour les uvres de religion (IOR). C’est après ces réformes que le pape aura fait ses preuves en tant que chef d’état et patron de l’église.

100 jours déjà pour le pape François au Vatican

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