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VBG: le Cameroun valide les procédures opérationnelles de lutte

Lesdites procédures ont été élaborées dans le but de renforcer la coordination et la réponse pour la prévention et la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre

Le Cameroun met en place un cadre pour l’élaboration des stratégies de prévention et d’intervention efficace contre les violences basées sur le genre (VBG) dans la région de l’Extrême-Nord. Il s’agit des procédures opérationnelles standard. Lesquelles ont été soumises mardi,18 octobre 2016, à la validation des membres du gouvernement et des partenaires du Cameroun, au cours d’un atelier tenu à Maroua sous l’égide du ministère de la Promotion de la femme et de la famille (Minproff).

Les violences basées sur le genre sont considérées par l’Onu comme n’importe quel acte de force ou de coercition exercé sur les femmes dans le but de les soumettre à une autorité masculine.

Dans la région de l’Extrême, de janvier à aout 2016, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a recensé plus de 36 cas de viol. 318 cas d’autres formes de violence liées au conflit contre la secte Boko Haram ont été rapportées dans les structures sanitaires et 215 autres cas de violences sexuelles et VBG documentés dans le processus de Réponse Internationale humanitaire.

«Les types de violences les plus recensés sont : les mariages précoces et forcés, les violences émotionnelles et psychologiques, le déni de ressources et d’opportunités, les violences sexuelles, les violences physiques», indique la Specialiste du Programme Genre de cette institution, Angelique Dikoume.

Sur le plan national, 43,2 % de femmes en union subissent ce type de VBG. Elles sont 39,8% et 14,5 % à subir respectivement des violences émotionnelles et des violences sexuelles. Dans l’ensemble, 56,4 % de femmes camerounaises en union ont subi l’une au moins des trois formes de VBG. Ces statistiques sont contenues dans un document intitulé «Violences basées sur le genre au Cameroun: analyse spatiale, facteurs de risque et lien avec le contrôle conjugal» publié en 2015 par des démographes en service au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat),les nommés Tchango Ngale Georges Alain et Magne Anne Mélanie.

Toutes choses qui ont poussé le Minproff en collaboration avec l’UNFPA, le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et l’Onu Femmes a élaborer les procédures opérationnelles standard citées. «Elles détaillent les procédures essentielles pour la prévention et l’intervention face aux violences basées sur le genre, précisent les rôles et responsabilités de chaque acteur dans les quatre principaux secteurs: santé, juridico-judiciaire, sécurité et psychosocial, tout en considérant également l’appui du secteur éducation, ainsi que le rôle fondamental de la communauté elle-même», souligne Angelique Dikoume.


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