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Vidéo des otages: On attend la réaction des autorités camerounaises

La France a déjà donné sa position, indiquant qu’elle ne négociera pas sur la base des revendications exigées. Vidéo disponible

Alors qu’il était invité mardi 26 février sur la chaîne de radio RTL, le ministre français de la défense a fait savoir que son pays ne négocierait pas sur les bases posées par des individus armés se revendiquant du mouvement Boko Haram, et qui sont apparus sur la vidéo diffusée sur internet, dans laquelle on peut voir des personnes de race blanche, présentées comme étant les 7 français qui ont été enlevés dans l’extrême nord du Cameroun la semaine dernière.

On ne négocie pas sur ces bases-là, avec ces groupes-là (…) Nous utiliserons tous les moyens possibles pour assurer la libération des otages que ce soit ceux-là et ou les autres. On ne joue pas à ce jeu de surenchère parce que ça, c’est le terrorisme (.) l’horreur s’ajoute à l’effroyable, c’est la première fois qu’il y a des otages enfants (…) C’est une situation inacceptable.
Jean-Yves le Drian, ministre français de la défense

Son collègue des affaires étrangères, lui, a renvoyé les responsabilités aux gouvernements du Cameroun et du Nigéria. Laurent Fabius, affirmait effectivement pour sa part lundi, que les revendications des ravisseurs d’otages français enlevés au Cameroun portaient « en particulier sur des sujets hors de portée de la France ». « Les revendications qui ont été formulées, d’après la connaissance que j’en ai, portent en particulier sur des sujets qui sont complètement hors de portée de la France », a déclaré M. Fabius lors d’une conférence de presse, en marge d’une visite officielle en Colombie.

Dans les deux pays concernés par les revendications, le Nigéria et le Cameroun notamment, les autorités, n’ont pas encore réagi officiellement depuis la diffusion de la vidéo, dans laquelle, un des personnes masquées, demande au nom des ravisseurs, la libération de plusieurs islamistes détenus au Nigeria et au Cameroun, notamment des femmes. L’un des ravisseurs, s’exprimant en arabe, menace de tuer les otages français si les revendications du groupe ne sont pas satisfaites. Pour les experts, la démarche manque de cohérence. Pourquoi enlever des français, pour obtenir la libération des personnes détenus au Nigéria et au Cameroun ? Alors qu’on en est encore à réfléchir sur tout ceci, des analyses de la vidéo soulèvent d’autres questions. Si les ravisseurs se réclament de Boko Haram, le drapeau qui apparaît derrière eux n’est pas identifié comme appartenant à Boko Haram, dont un des porte-paroles a d’ailleurs démenti l’implication dans cette affaire. Qui sont donc les ravisseurs ? et quel est leur problème ? Des experts pensent cependant que même si la France indique qu’elle ne négociera pas, son gouvernement ira jusqu’au bout pour faire libérer la famille, au rang de laquelle il y a quatre enfants. La France fera-t-elle pression sur le Cameroun et le Nigéria pour qu’ils libèrent des prisonniers ?

Voir la vidéo

Jean Yves le Drian, ministre français de la défense évoque les otages français

Rtl)/n

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