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Violence à Tamba : les professionnels des médias pour l’ouverture d’une enquête

Plusieurs organisations professionnelles des médias ont, dans une déclaration commune reçue mardi à APA, exigé l’ouverture d’une enquête portant sur les violences électorales notées hier lundi à Tambacounda (est).« Vu la gravité des évènements, nous exigeons du procureur de la République l’ouverture d’une enquête dans les plus bref délais afin que cette forfaiture soit punie à la dimension de l’acte. Nous nous réservons le droit de porter plainte, s’il n’y a pas une auto-saisine de la part du procureur de la République », ont indiqué les organisations professionnelles des médias.

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics), la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs), le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), l’Union nationale des Photojournalistes du Sénégal (UNPJS), l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (Appel) et Reporters Sans Frontières ont signé la déclaration commune.

Dans le document, les professionnels des médias, « condamnent fermement l’attaque ciblée du minibus transportant les journalistes chargés de suivre le convoi du candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur, opposition) ».

Les heurts entre des militants du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) et ceux de Benno Bokk Yakaar (BBY, mouvance présidentielle) à Tambacounda ont causé la mort de trois personnes. Des véhicules, dont le minibus de la presse ont aussi été incendiés.

Pour les professionnels des médias, « cette attaque rappelle, s’il est besoin, que la sécurité des journalistes pendant cette campagne électorale doit être une priorité comme l’est celle des candidats, afin que la presse puisse remplir sa mission de service public ».

Partant de là, le Synpics, le Cjrs, le Cdeps, l’UNPJS et Appel demandent au ministère de l’Intérieur « de prendre, sans délai, des mesures pour sécuriser les bus transportant les journalistes couvrant la campagne auprès des cinq candidats ».

Pour ce faire, ces structures souhaitent que « des bus sans effigies d’un quelconque candidat soient mis à la disposition des journalistes par les directoires de campagne, que ces véhicules soient marqués de l’inscription ‘’Presse », et surtout qu’ils soient sécurisés par les forces de défenses et de sécurité ».

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