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Violence sur les militants du MRC: au Cameroun, l’enfer c’est les autres!

Par l’Action solidaire pour Marafa (Asma)

Les autorités de la République du Cameroun ont entrepris, ces derniers temps, une campagne de représailles à l’encontre de ses concitoyens qui se sont exprimés publiquement pour la révision du Code électoral camerounais, ce que la constitution en vigueur lui interdit.

Hier, c’était le Collectif Tournons la page, puis le Cameroon People Party de Kah Walla et aujourd’hui le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun.

Plusieurs meetings et manifestations de l’opposition sur ce sujet ont fait l’objet d’une répression systématique de la part des forces de l’ordre.

Le vendredi 04 décembre dernier, par le canal de notre représentant à Yaoundé, nous avons été informés de la violence perpétrée par des éléments de l’armée sur les cadres du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) venus à la rencontre des députés à l’assemblée nationale dans le but de les sensibiliser sur l’importance de la modification du code électoral.

Ces derniers ont été molestés sur ordre d’un officier de la gendarmerie et le bilan fait état de plusieurs blessés graves transportés en toute urgence dans les hôpitaux de la place. Ces faits impliquant le Capitaine Ekani et autres sont graves.

Asma (Action solidaire pour Marafa) s’insurge contre de telles pratiques et condamne avec véhémence ces actes de violence visant à intimider, et à apeurer, les citoyens.

Cette violence physique s’ajoute à la longue liste d’abus subie quasi quotidiennement sur les acteurs de la vie politique, les ONG, et les personnalités de la société civile. Ceci étant la résultante d’un processus orchestré par Paul Biya pour réprimer toute manifestation hostile à son pouvoir.

La réforme du processus et du code électoral est un préalable nécessaire aujourd’hui pour le bon déroulement des élections à venir, et le respect de la volonté populaire car ces man uvres du pouvoir visent à décourager de plus en plus les Camerounais de la chose électorale afin d’en profiter pour s’éterniser au pouvoir par la fraude.

Au regard de ces faits impliquant un de nos officiers et éléments de l’armée, nous interpellons Paul Biya chef suprême des armées afin que :
1- Ceux-ci soient suspendus dans un premier temps.

2- Et qu’à travers les différentes juridictions sous sa responsabilités, qu’une enquête soit ouverte et que la lumière soit faite autour de cette affaire.

3- Que les coupables soient sévèrement punis conformément à la loi et les dispositions en vigueur.

4- Que le conseil de discipline des corps concernés soient saisi afin de ramener à l’ordre les brebis égarées qui empoisonnent et gangrènent de par leurs actes les esprits.

Par conséquent, Asma est viscéralement attaché au principe que nul de doit être, brutalisé, persécuté à cause de son origine, de sa religion ou de son activité politique.

Nous exhortons les forces de défense et de sécurité à prendre du recul face à de tels abus, actes barbares digne d’un autre siècle et à adopter un comportement responsable, républicain, citoyen afin de ne pas s’écarter de leur mission de protéger les Hommes et les biens.

Tout en étant disponible, nous (Asma) lançons un vibrant appel à toutes les forces vives de la nation, à se mobiliser et à travailler ensemble pour l’avènement d’élections libres et transparentes
Asma souhaite un rétablissement rapide à tous ces membres du MRC violentés et blessés et soutient les familles durement éprouvées.

Il ne faudrait pas que la République du Cameroun, qui a connu dans les années 90 une répression sanglante des populations, en 2008, une violence inouïe envers les jeunes qui étaient contre la modification de la constitution du Cameroun, connaisse comme le Burundi une descente aux enfers.


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