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Volker Finke: Coaching brouillon

Le nouveau coach des Lions indomptables du Cameroun a loupé son véritable baptême du feu en match officiel à cause de ses schémas de jeu assez flou

La composition de l’équipe camerounaise face au Togo dimanche, avec un milieu de terrain à quatre joueurs à vocation défensive (Enoh Eyong, Matip, Song Bilong et Makoun) a laissé plus d’un observateur pantois. On comprend bien les intentions du technicien allemand qui en densifiant son entre jeu, voulait remporter la bataille du milieu. Mais, a-t-on coutume de dire « le poisson pourrit toujours un peu par la tête ». On peut légitimement se poser des questions sur la façon dont Volker Finke a lui-même abordé cette rencontre, avec beaucoup de déférence envers cette équipe togolaise. D’où une composition d’équipe inédite, ultra défensive, en contradiction avec les préceptes de beau jeu dont il se revendique.

Une petite révolution que l’on n’avait pas senti venir, les joueurs non plus, ce qui a forcément déstabilisé le groupe. Le choix de Danny Nounkeu, l’habituel défenseur central, comme latéral droit est très discutable, tout comme la titularisation de Yannick Ndjeng sur le front de l’attaque. L’inexpérience, c’est excusable, mais le manque de caractère, ça l’est beaucoup moins. C’est vrai que l’on a senti un groupe appliqué mais tout juste, sans aucune âme, sans émotion, sans révolte avec la confirmation qu’il n’existait aucun leader sur le terrain. Les absences conjuguées de Samuel Eto’o et Choupo Moting ont laissé un très grand vide. Tout le contraire des Eperviers qui ont su tirer leur épingle du jeu, sans leur leader technique Emmanuel Adebayor.

Les hommes de Volke Finke disposent de quelques circonstances atténuantes (l’état de la pelouse rendue glissante par la pluie qui s’est abattue sur Lomé le matin, n’a pas favorisé un jeu rapide). Mais globalement les attentes autour de ce match n’ont pas été comblées. La principale ? Les couloirs offensifs n’ont pas fonctionné. La complémentarité espérée entre les joueurs a été inexistante. Les joueurs de l’entre jeu ont été tous aspirés par le couloir droit, laissant Bédimo un peu tout seul sur son flanc. En manque de percussions, les Lions ont trop balancé les ballons, ce qui faisait les affaires du portier Tchagouni Baba, très souverain dans les aires. A la fin, certains supporters étaient réduits à regretter l’ère de Jean Paul Akono, qui parvenait à gagner, même de manière laborieuse.

Volker Finke, nouveau sélectionneur du Cameroun

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