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Voyages de Paul Biya à l’étranger : la Sopecam réagit aux révélations de l’Occrp

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La Société de presse et d’éditions du Cameroun a rejeté, mercredi, les révélations de journalistes, qui prétendent que l’enquête sur le coût des séjours privés du chef de l’Etat camerounais a été réalisée en partie grâce à des articles du quotidien Cameroon Tribune.

La Société de presse et d ‘éditions du Cameroun (Sopecam) n’est pas impliquée dans une quelconque enquête portant sur les voyages à l’étranger du président Paul Biya. C’est en tout cas dans cet esprit que Joseph Le, président du conseil d’administration de ladite structure, signait, mercredi, un communiqué.

« La Sopecam, société éditrice de Cameroon Tribune, ne reconnaît avoir été associée, ni de près ni de loin, à une quelconque « recherche » ou « enquête » relative aux déplacements du chef de l’Etat à l’étranger », indique ledit communiqué. Dès lors, il faudrait chercher ailleurs les sources documentaires et les véritables motivations des pseudo-révélations livrées à l’opinion, à l’effet manifeste de l’infester et de jeter du discrédit sur un homme d’Etat qui s’emploie au quotidien à donner la pleine mesure de ses capacités, dans le cadre de l’édification d’un  Cameroun prospère et paisible, quelque soit l’endroit du monde où il se trouve« .

Joseph Le, par ailleurs directeur adjoint du cabinet civil de la Présidence de la République, réagit ainsi aux commentaires de Emmanuel Freudhental, l’un des journalistes d’investigation de l’organisation Occrp qui a publié l’enquête mettant à nu la préférence de Paul Biya pour les séjours à l’étranger. Selon ce journaliste, l’équipe de reporters aurait épluché 35 ans d’archives de Cameroon Tribune (environ 4000 numéros). Lequel journal consacre sa une à chacun des déplacements du couple présidentiel.

Il ressort de leurs recherches que le président Paul Biya, son épouse, en plus de « 50 personnes », dont des ministres, des gardes du corps et d’autres personnels, auraient passé près de quatre ans hors des frontières nationales depuis 1982, date de son ascension au pouvoir. Des séjours en Suisse, aux Etats-Unis, en France…qui auraient coûté plus de 65 millions de dollars (35 031 458 800 francs CFA).

« Selon les calculs des journalistes – basés sur les prix des chambres d’hôtel ouvertes au publics et une compilation de listes d’entourage – la facture totale d’hôtel de Biya et ses collègues pour un séjour à Intercontinental [hôtel basé en Suisse, Ndlr], s’élève à environ 40 000 $ par jour. À ce rythme, le coût de tous les voyages privés du président (1 645 jours au total) s’élèverait à environ 65 millions de dollars depuis son arrivée au pouvoir – sans compter la nourriture, les divertissements et la location d’un avion privé.

« Depuis 2004, le président a affrété au moins plusieurs avions privés, y compris un jet de luxe anciennement détenu par le gouvernement du Kazakhstan. Utilisé pour des trajets réguliers, un tel avion serait assez grand pour transporter quelque 300 passagers. Mais, pour une clientèle d’élite, il a été équipé de commodités telles que des lits doubles et un bureau. Voyager en avion affrété n’est pas bon marché. Les factures de 2010, apparemment envoyées par une compagnie appelée CS Aviation au directeur du Cabinet civil du président Biya et revues par l’Occrp, facturent au Cabinet civil près de 855 000 $ pour un aller-retour de 50 passagers de Yaoundé à Genève. D’autres factures montrent qu’en 2013, l’avion a été maintenu en attente pendant deux semaines à un coût quotidien de près de 157 000 $ », indique l’Occrp.

Sur l’origine du financement de ces déplacements, les journalistes parmi lesquels le Camerounais Félix Cyriaque Ebole Bola, pensent au budget de la  présidence ainsi qu’aux caisses de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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