Dossiers › Présidentielles 2011

Wikileaks: Le gouvernement camerounais conseille la presse

Le ministre Tchiroma rappelle aux journalistes, l’exigence d’équilibre et la déontologie lors de la couverture des prochaines élections

Le ministre camerounais de la communication a dénoncé mardi 20 septembre 2011, la publication «soudaine de certains câble de Wikileaks». Il a fait une déclaration sur le sujet lors d’une rencontre avec la presse dans cadre de la préparation des élections présidentielles du 09 octobre 2011 prochain. Le ministre Issa Tchiroma a fait savoir que trois raisons au moins justifiaient que l’on «jette à la poubelle», les révélations faites sur ce site internet. D’abord le choix de l’opportunité de la publication à la veille des échéances électorales, la qualité des personnes mise en cause qui démontre une volonté de déstabilisation et enfin la simplicité avec laquelle des informations aussi sensibles sont publiées. «Notre chemin vers le développement ne pourrait pas reposer sur des câbles à l’origine douteuse», a fait savoir Issa Tchiroma. Le ministre a profité de ce fait pour rappeler aux journalistes l’importance de respecter les règles de l’éthique et de la déontologie durant la couverture des élections présidentielles au Cameroun. De nombreux journalistes ont d’ailleurs reçu un guide contenant de nombreuses dispositions juridiques. De manière globale, le ministre de la communication a fait passer le message selon lequel, ceux qui ne seront pas dans la loi seront frappés. «Ce que la loi n’autorise pas, bien évidement elle l’interdit», a rappelé avec force le ministre.

A la suite de cette mise au point, le ministre de la communication est revenu sur la nécessité pour les médias radios, télévisions et presses privées, de respecter les règles d’équilibre lors des prises de parole des candidats à la présidentielle. «Ils sont aujourd’hui 21 et peut être que la Cour suprême en ajoutera d’autres, mais la loi prévoit 60 min. pour les passages à la télévision et 120 minutes pour les passages à la radio, pour l’ensemble des candidats et par jour», indiquait le ministre. Aujourd’hui le nombre des candidats a augmenté. La Cour suprême a validé les candidatures d’Anicet Ekane du MANIDEM et Soh Sone. Ce qui porte à 23 le nombre total des candidats. Suivant les déclarations du ministre qui citait la loi, cela fera 2 min. et six secondes par candidat et par jour pour faire passer son message politique. Dans la foulée les débats politiques sont suspendus. Sur l’inquiétude des médias, le ministre de la Communication a rassuré ils auront le droit à travers des régies de publicité, de vendre des espace de promotion pour les candidats à la présidentielle. La réunion s’est achevée sur un nouveau rendez-vous avec différents secteurs de la presse camerounaise. Les responsables des médias présents ont manifesté leur mécontentement. Il semble difficile cette fois pour eux, d’obtenir l’aide du gouvernement.

Le ministre Tchiroma lors de la conférence de presse
Journalducameroun.com)/n

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