Personnalités › Success Story

Williams Tcheho: «Il y a un déficit informationnel sur les valeurs de l’Afrique»

Il est le chef de projets des sites borafrica.com et africadingmag.com qui militent pour une Afrique qui s’éveille

Présentez nous d’entrée de jeu vos projets, vos sites
L’aventure a commencé par l’e-mag Africa Dingmag et aujourd’hui en plus de celui-ci nous avons lancé en avril dernier la plateforme Borafrica. Africa Dingmag est un magazine électronique africain, sous format PDF. Un bimestriel dont toutes les parutions (08) sont téléchargeables à l’adresse www.africadingmag.com rubrique «Téléchargement». Sa ligne éditoriale est basée sur les Valeurs de l’Afrique Noire. Cela sous-entend une territorialité étendue à l’Afrique subsaharienne et des informations reflétant cette autre face de nos terres. Il couvre ses aspects et/ou surtout évolutions économiques, éducationnels, leadership, touristiques, culturels, technologiques, sportifs, aussi des rubriques proposant des blagues, et une rubrique qui pousse à un auto-questionnement sur notre développement.

Borafrica est le dernier projet en date?
Le site a été ouvert au public en avril dernier. Comme Africa Dingmag, il a pour but de valoriser sur les mêmes aspects. Il a par contre une territorialité couvrant tout le continent. Cette plateforme offre, aux Africains et autres visiteurs, plus d’outils, d’options et possibilités que le simple e-mag. C’est pour nous, résidents ou non du continent, un lieu de consultations, d’échanges et de partage. Borafrica ce sont des informations au quotidien, des contenues multimédias, des espaces d’annonces, de forum, de sondages d’opinions. C’est aussi de la web radio avec des chaînes émettant de l’Algérie, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Ile Maurice, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, R.D.C, Sénégal, Togo et Tunisie. Comme l’indique son slogan, il est «Au c ur d’un continent qui s’éveille». Ces deux produits média offrent aussi des espaces de promotion à des personnes physiques ou morales qui le souhaitent.

Dans ce projet on sent une certaine envie de communiquer sur l’Afrique et ses valeurs, pensez vous vraiment que les gens n’ont pas conscience de l’existence de celles-ci?
Précisons d’abord que toute l’équipe, à majorité africaine, qui travaille sur ces projets est d’abord animée d’une véritable passion pour notre continent. Nous pensons qu’il en est de même de nos visiteurs. Nous croyons aux atouts et possibilités qu’offrent le continent et toutes ses personnalités. C’est une Afrique qui mérite d’être à l’honneur. Conscients, reconnaissants ou pas, il est clair qu’il y a un déficit en termes d’opportunités médiatiques ou informationnelles sur les valeurs du continent. Les buts principaux étant premièrement de rassurer pour ceux qui le savent déjà, deuxièmement d’informer pour ceux qui n’en sont pas encore conscients et aussi de collaborer tous en ensemble.

Cette année on célèbre le cinquantenaire de l’indépendance de nombreux pays africains, mais d’aucuns pensent que l’Afrique est loin d’être indépendante, votre avis?
Ceux qui le pensent ont certainement des raisons. Il est certainement préférable qu’ils nous exposent le fond de leurs pensées. Pour moi et aux regards des informations à notre disposition, je pense que certains avancent à pas de géant et d’autres moins ou à petits pas. Quelqu’un l’a dit: «A 50 ans, nous sommes.» laissons le soin à chacun de continuer la phrase.

D’après vous qu’est ce qui manque au continent africain pour son épanouissement, son développement?
Au delà des définitions fournies par les académies, chacun doit d’abord se demander: C’est quoi être épanoui? C’est quoi se développer? Faire une auto-évaluation à la suite des objectifs fixés, en fonction de nos possibilités et des efforts consentis pour les atteindre c’est la seule clé qui nous permet de savoir s’il y a épanouissement ou développement. On ne saurait vouloir des avancées sans objectifs fixés, sans respects de nos engagements et sans autocritique et/ou évaluation. C’est de cette prise de conscience ou adoption des principes tournant autour de ces préalables dont chacun de nous Africains avons besoin.

Williams Tcheho
Journalducameroun.com)/n

Parlant de vos sites, ils ne sont pas assez répandus ou alors connus, notamment en Afrique, comment comptez vous le faire connaître davantage?
Nous travaillons sur des Plans Medias et autres Plans Stratégiques d’expansion qui vont permettre à ces deux produits, une conquête réelle d’audiences plus larges; pays après pays et certainement ville après ville.

Jusqu’ici quel est le retour que vous avez par rapport à ce projet?
Africa Dingmag depuis le lancement de son site web début d’année 2010, c’est aujourd’hui près de 2500 téléchargements réels de ses numéros. Des lecteurs venant des pays tels que: le Cameroun, le Sénégal, le Mali, le Gabon, Madagascar, Côte d’ivoire, Benin, Burkina et même des pays anglophones Kenya, Ghana, Afrique du Sud, nous nous demandons parfois qui nous lisent de là (rire). Sur Borafrica.com, c’est le trafic fou! Plus de 9000 visiteurs différents pour 14 000 visites depuis son lancement. Des visites pointant principalement du Cameroun, numéro un fournisseurs de visites, et d’autres pays d’Afrique tels que le Sénégal, le Maroc, Tunisie, Algérie, Côte d’Ivoire, Kenya, Afrique du Sud, Egypte, Mauritanie. Pour ne citer que ceux-ci. Les deux font aussi l’objet d’une attention de la part de la diaspora installée principalement en France, Etats-Unis, Allemagne, Canada, Angleterre, Belgique, Suisse, Suède, Chine, Luxembourg, Russie et en Norvège.

Comment jugez-vous l’univers de la presse cybernétique aujourd’hui au Cameroun? Il est vrai que l’espace cybernétique est très animé mais cet univers a un grand besoin de réglementation.

Vos projets pour l’avenir?
Faire de ces deux produits/projets des labels et véritables vitrines pour l’Afrique.

Williams Tcheho
Journalducameroun.com)/n
À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut