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Yaoundé aux couleurs du pagne du 8 mars!

Malgré la rupture de stock qu’a connu la cotonnière industrielle du Cameroun cette année, le kaba cousu reste disponible

Depuis le début de ce mois de mars, il est devenu impossible de marcher à travers la ville sans apercevoir des tenues confectionnées avec le tissu de la journée internationale de la femme. Il y en a sur les façades des ateliers de couture, des boutiques, devant les kiosques, les salons de coiffure… Le pagne de cette 28ème édition est disponible en deux tons: le bleu et le rose. Le premier est le plus prisé et le moins disponible et par conséquent le plus cher chez les revendeuses (eurs). Le modèle qu’on retrouve partout est le « kaba », seulement chacune y ajoute sa touche particulière. On peut y ajouter de l’organza, du bazin, parfois de la paille, surfiler avec du fil de pêche, en coupe paysanne nids d’oiseau… Pendant qu’une première catégorie de femmes a pris le soin de s’offrir le pagne à 6500 fcfa, pour les 6 yards et 3500 fcfa pour la moitié (prix fixé par la CICAM, la société de distribution dudit tissu) avant d’aller chez la couturière. D’autres ont attendu la dernière minute et se rabattent sur ceux déjà cousus. Les prix pratiqués pour cette tranche sont fonction de la taille. Pour les tailles moyennes il faut débourser entre 6000 et 9000 fcfa, les grande tailles coûtent 12.000 fcfa et celles des enfants 3500 fcfa.

La journée internationale des droits de la femme célébrée tous les 8 mars trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux Etats-Unis qui réclamait l’égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle est officialisée par les Nations unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes. La journée de la femme fait partie des 87 journées internationales initiées ou reconnues par l’ONU. C’est une journée de manifestations à travers le monde: l’occasion de revendiquer l’égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées.

Quelques « Kaba » du 8 mars exposés pour la vente

Journalducameroun.com)/n

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