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Yaoundé: des produits de grande consommation en hausse dans les marchés

Des oignons en hausse () Droits réservés

A Yaoundé, au marché du Mfoundi, revendeurs et consommateurs grincent des dents.

Du beau monde se presse devant les tables des bouchers où trônent des quartiers de bœuf. Ici, le kilo de bœuf se vend à 2800 Francs Cfa et il faut débourser 2300 francs Cfa si la chair est mêlée à des os. «Avant, le bœuf coûtait entre 200 000 et 250 000 francs Cfa. Maintenant le prix est passé à 350 000 francs Cfa et nous sommes obligés d’augmenter le prix pour avoir un peu de bénéfice » explique Bouba, boucher. Les vendeurs se voient obligés d’hausser les prix des marchandises, lorsque ceux des grossistes augmentent également.

Sur son étal improvisé à même le sol, Sandrine expose des oignons, sa principale marchandise. Elle vend entre quatre et six oignons à 500 francs Cfa. Des tas bien moindre par rapport à la moyenne des sept à huit oignons qui formaient encore les tas de 500 francs entre août et septembre. La cause de ce changement, explique Sandrine: la saison qui n’est pas favorable à la production des oignons. Le filet d’oignons est de ce fait passé de 3500 francs Cfa à 8500 francs voire 10.000 francs Cfa. Nous sommes obligés d’augmenter également les prix car nous ne vendons pas pour perdre», déplore la jeune femme de 28 ans.

Dans sa boutique d’œufs, Alain dispose ses alvéoles en fonction de la grosseur de ses œufs. Il vend une alvéole d’œufs de taille moyenne à 1700 francs, celle qu’il vendait il y a quelques temps à 1500 francs. « Généralement l’augmentation des prix des alvéoles d’œufs est due à une pénurie du produit. Lorsque la demande du produit est grandissante, on profite de l’occasion pour augmenter les prix» nous explique-t-il.

Vendeur ambulant de poireau, Martin transporte sa marchandise dans une brouette. Selon lui, la hausse des prix du ballot de poireau est due à la mauvaise foi des grossistes, qui préfèrent stocker la marchandise pour en gagner davantage. « Pour vendre plus chère, les grossistes gardent la marchandise, pour créer le manque chez les revendeurs. Les ballots de poireau variaient entre 2500 francs, 6000 francs et 12000 francs. Aujourd’hui, les ballots qui coutaient 6000 francs valent maintenant 7500 francs ainsi de suite».

La pilule est dure à avaler chez les consommateurs qui déplorent les effets de cette hausse de prix dans les bourses. « Presque tout a augmenté sur le marché, le riz, la viande, les plantains, la tomate, tout. C’est devenu compliqué de faire le marché car les prix varient à tout moment. Les vendeurs rejettent la faute sur leurs grossistes, on se demande quel est le véritable problème», souligne Flore, une ménagère.

Malgré ce phénomène qui se vit dans les marchés de la ville de Yaoundé, certains produits de grande consommation comme les arachides, connaissent des prix qui ont diminué.

 



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