› Eco et Business

Yaoundé : La foire iranienne s’achève

Après 12 jours d’exposition et de vente à la maison du parti RDPC, la foire referme ses portes

Le Mardi 4 Novembre 2008, dernier jour de la foire iranienne, les allées et venues des curieux ne cessaient presque pas à la maison du parti RDPC. Pour ceux qui n’étaient pas venus jusque là, c’était la dernière occasion de voir se déployer la culture et les objets iraniens proposés par des commerçants de ce pays. Bijouteries, tapisseries, tissus d’ameublement, tableaux peints au sable fin, littérature islamique et bien d’autres curiosités exotiques étaient offerts au public. Mais la présence du public que constate le reporter en ce jour de clôture, n’émeut pas certains exposants. Les gens viennent mais ils n’ont pas d’argent se plaint Moustabar, un exposant. Pour un autre, c’est un mois assez difficile. Il fait d’ailleurs un rapprochement avec l’actualité économique internationale dominée par la crise. On parle beaucoup de crise ces derniers temps. C’est peut-être pour cela qu’on ne parvient pas à bien vendre tente t-il d’analyser. Si l’objectif visé était essentiellement commercial : conquérir une nouvelle clientèle et accroître le chiffre d’affaires, cette foire a permi à certains camerounais de découvrir quelques aspects de la culture du pays de Mahmoud Ahmadinejad. Je suis venu juste pas curiosité pour voir ce qu’il y a de particulier chez les iraniens déclare Henri un étudiant. Je dois avouer qu’il y a ici des choses que je n’ai jamais vu souligne t-il.
Après la première édition qui s’est tenue à Douala, la manifestation a été délocalisée à Yaoundé. Une idée qui ne fait pas finalement plaisir à tous les exposants. Certains semblent préférer Douala à Yaoundé. Nous vendons mieux à Douala qu’à Yaoundé déclare Moustabar. Malgré tout, certains commerçants iraniens continuent à explorer le marché de la capitale politique.
Quelques uns nous ont confié qu’ils seront présents à la foire promo de Tsinga. C’est dire que le marché camerounais les intéresse par-dessus tout.
A noter, dans cette foire, deux camerounais, Karim Fokam et Aboubakar, qui se sont associés avec des Iraniens. Le premier vendait des machines et le second s’est spécialisé dans la vente des livres religieux chiites. Un bel exemple de coopération !


journal du Cameroun)/n
À LA UNE
Retour en haut