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Yaoundé : quatre morts dans une bousculade à l’école primaire d’Ekoudou

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Neuf blessés ont également été enregistrés dans ce drame.

L’école primaire d’Ekoudou sise au quartier Briqueterie à Yaoundé porte encore les traces de l’incident qui s’y est produit ce mercredi 21 mars 2018. Le désordre observé dans la classe du Cours élémentaire 2, témoigne d’un fait inhabituel. Selon des sources concordantes, en effet, quatre morts et 9 blessés ont été enregistrés dans cet établissement ce jour, à la suite d’une bousculade qui est survenue aux alentours de 11h15, pendant que les enfants assistaient à une représentation théâtrale.

En l’absence de M Tonye Njock Moïse, directeur du groupe 3, au sein duquel s’est produit le drame, c’est Mme Ndi Foe Arlette, directrice du groupe 2, qui est la voix la plus autorisée pour parler ce qui s’est passé.

« Il y avait une représentation comme il y en a souvent au sein de cet établissement dans le cadre des activités post et périscolaires. J’étais à mon bureau lorsque ma collègue m’a appelé pour m’informer qu’il y avait des élèves qui s’étaient évanouis. Je suis sortie de mon bureau, j’ai trouvé 8 enfants couchés au bas des escaliers. J’ai éloigné les gens, j’ai mis les enfants en position latérale de sécurité tel qu’on nous l’a appris lors des cours de premiers secours. Puis avec de l’alcool, nous avons essayé de faire revenir quelques-uns d’entre eux. Après j’ai conduit ce premier contingent d’enfants vers le Gmi« , explique-t-elle.

Moussa (nom d’emprunt), un jeune élève de la classe voisine du CM2, dit avoir vécu la scène. Il raconte que les enfants déboursaient la somme de 100 francs Cfa pour assister au spectacle, et que de nombreuses personnes qui n’avaient pas pu s’offrir un ticket d’entrée étaient à l’extérieur de cette salle qui compte 50 apprenants en temps normal. « Il y avait le théâtre qui se jouait. La salle était pleine. Après des enfants ont commencé à tomber. Les autres ont voulu fuir, pendant que les autres cherchaient à entrer. C’est comme ça qu’ils se sont bousculés« ., raconte-t-il.

Après l’incident, les victimes ont été conduites aux urgences du Cury, de l’hôpital central, au GMI et à la fondation Chantal Biya. Nul ne connait les raisons pour lesquelles les premiers élèves sont tombés en syncope. Chez les riverains, il s’agit d’un phénomène paranormal. Un avis que la directrice Ndi Foe Arlette  partage à demi-mot. « Les enfants tombent ici. Ça fait 6 mois que je suis là, ça arrive souvent. Pendant les classes, ils tombent, ils s’agitent…on les conduit dans les formations sanitaires, puis ils se calment. …mais il y a eu une augmentation ces jours ci. Près de dix cas ont été enregistrés depuis avant-hier« , affirme-t-elle, sans évoquer une quelconque relation avec le paranormal.

A l’hôpital central de Yaoundé, le gouvernement a organisé une réunion de crise. En l’absence du ministre Youssouf Hadidja Alim qui est hors de la vile, c’est le secrétaire d’Etat à l’Education de base, Benoit Ndong Souhmet qui dirige ce meeting. Autour de lui, le préfet du Mfoundi, le sous-préfet de Yaoundé 2, le directeur de l’hôpital central, le procureur de la République, le corps médical concerné, les forces de l’ordre et les membres du conseil des imams sont également présents. Plusieurs mesures d’urgence ont été prises au cours notamment la prise en charge des frais d’hospitalisation par le gouvernement.

 

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