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Yaoundé, une prière inter-religieuse pour les Camerounais décédés à la Mecque

Après la journée de deuil national décrétée le 16 octobre par le chef de l’Etat, la nation camerounaise s’est retrouvée mardi au palais des Sports pour un recueillement en mémoire de ses disparus

Des Camerounais, par centaines, sans distinction de religion ou de classe sociale, se sont retrouvés dans l’après-midi du mardi, 20 octobre 2015, au palais polyvalent des Sports de Yaoundé, capitale politique du pays. Il s’y tenait une cérémonie d’hommage aux 76 compatriotes (selon le dernier bilan) décédés lors du pèlerinage à la Mecque en Arabie Saoudite.

Objet du regroupement, la prière inter-religieuse organisée en la mémoire des disparus s’est tenue en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd), René Emmanuel Sadi, représentant personnel du chef de l’Etat, Paul Biya. A ses côtés, la grande majorité des membres du gouvernement.

A l’occasion, plusieurs sujets de prière ont été élevés à «Dieu». Le Cheick Ibrahim Moussa, imam de la Mosquée centrale N°1 de la Briqueterie à Yaoundé a par exemple invité la communauté à prier pour un prompt rétablissement des personnes blessées. A sa suite, l’imam Nji Ali Mefire a élevé la voix pour la consolidation de la paix et de l’unité au Cameroun et notamment pour les forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram.

La parole a également été prise par le révérend pasteur Samuel Valérie Manaka Koum de l’Eglise évangélique du Cameroun qui a exhorté les uns et les autres à faire confiance à l’Eternel. «La mort n’est pas une fatalité» a-t-il relevé. Et à l’archevêque métropolitain de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga d’ajouter: «ceux qui meurent dans la foi, leur foi sera à la fois grande devant Dieu et devant les hommes. Ils sont morts en héros de la foi. Ils n’ont pas tué quelqu’un pour aller au paradis… Leur mort accidentelle est survenue alors qu’ils rendaient honneur à Dieu».

Près d’un mois après la bousculade survenue à Mina le 24 septembre dernier, la nation camerounaise continue de porter le deuil de ses victimes. Le recueillement de mardi s’inscrivait, en quelque sorte, dans la continuité de la journée de deuil national décrétée vendredi, 16 octobre 2015, par le président de la République.


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