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Yaoundé veut être la capitale mondiale du livre de l’UNESCO 2014

Elle est en compétition avec 10 autres villes

A partir de l’expérience positive de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, lancée en 1996, l’UNESCO a lancé le concept de Capitale mondiale du livre et élu Madrid Capitale pour l’année 2001. Le succès de cette initiative a conduit la Conférence générale à adopter, le 2 novembre 2001, une résolution qui établit l’élection annuelle d’une ville Capitale mondiale du livre. C’est en considérant cette résolution (31C/29) adoptée par la Conférence générale de l’Unesco le 2 novembre 2001 établissant le principe de rotation de l’accueil de cet événement et partant du constat qu’aucune ville d’Afrique Subsaharienne n’a encore eu le privilège de cette prestigieuse nomination, que les autorités Camerounaises ont pris la résolution de présenter la candidature de leur pays pour l’édition 2014. Avec 72, 5% de taux de scolarisation en 1998, le Cameroun qui a l’un des taux de scolarisation et d’alphabétisation les plus élevés en Afrique, possède une longue histoire littéraire.

Si le livre a pour vocation d’apporter de multiples bienfaits à ceux qui l’acquièrent et s’en servent à bon escient, il n’en demeure pas moins que cela ne doit pas se faire au détriment de celui qui a mis toute son énergie, tout son talent et autres ressources pour le faire exister. Pleinement conscient de ces de ces deux facettes du livre, l’Etat du Cameroun, depuis son accession à l’indépendance a toujours compté au nombre de ses préoccupations, non seulement le développement de divers structures et dispositifs de promotion et de diffusion du livre mais également la prise en compte des questions liées à la protection du droit d’auteur : A titre d’illustration, un salon sous régional du livre jeunesse, ayant du reste connu un succès indéniable, a été organisé en 1990. Par ailleurs, grâce aux qualités éprouvées de son réseau de diffusion, Yaoundé constitue actuellement plateforme de circulation du livre dans la sous-région. C’est aussi la seule ville d’Afrique centrale qui offre des formations de niveau universitaire dans les filières du livre et de la lecture. La nomination de Yaoundé, Capitale politique du Cameroun comme « Capitale Mondiale du Livre » dans ce contexte ne pourrait que revêtir un symbole lourd de sens sur le rôle du livre en tant que moteur essentiel et décisif dans le processus du développement durable. Le gouvernement camerounais a aussi manifesté de l’intérêt pour l’organisation du secteur du livre et de ses bibliothèques par la création en 1966, d’une structure dénommée « Archives et Bibliothèque Nationales » chargée, entre autre de promouvoir la lecture publique grâce à la création des bibliothèques de lecture publique dans les chefs-lieux des provinces, préfectures et districts et des bibliothèques ambulantes pour les campagnes ». Le Centre Régional de Promotion du Livre en Afrique au Sud du Sahara (CREPLA) voit le jour en 1975 par décret du Président de la République du Cameroun avec pour attribution la formation, la recherche et la diffusion dans le domaine du livre. Il a longtemps bénéficié de l’appui de l’Unesco et son caractère sous régional serait renforcé par sa participation à l’organisation de cet évènement.

En 1998, le texte portant réorganisation du Ministère de l’Information et de la Culture crée un service du Livre et des Bibliothèques au sein de la Direction de la Culture et de la Cinématographie.Ce service est notamment chargé de : promouvoir la lecture publique ; développer et entretenir des bibliothèques ; appliquer la législation, la réglementation et les directives gouvernementales en matière d’édition et de dépôt légal. En 2005, le décret n° 2005/177 du 27 mai 2005 institue une Direction des Bibliothèques et de la Promotion de la Lecture au sein du Ministère de la Culture avec des missions et prérogatives plus étendues. Enfin, par décret n° 2011/408 du 09 décembre 2011 portant organisation du Gouvernement, ce département ministériel change de dénomination et devient le Ministère des Arts et de la Culture. Cette décision témoigne du souci constant du Chef de l’Etat camerounais d’élargir le champ d’action de ce sous†secteur, y compris le volet livre et lecture. Le Cameroun entend aussi tirer avantage de sa situation géostratégique au c ur de l’Afrique centrale et de sa Capitale, ville cosmopolite et siège des institutions. Selon les autorités camerounaises, Yaoundé apparaît comme le choix idéal pour toute l’Afrique subsaharienne pour abriter la Capitale mondiale du Livre en 2014 parce que c’est ici qu’on trouve la seule structure de formation aux métiers du livre et de la lecture. Par ailleurs, depuis une quinzained’années en effet, l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) de l’Université de Yaoundé II a ouvert des formations de niveau universitaire dans les filières Sciences de l’information et Edition.

A tout cela, s’ajoutent divers autres atouts au rang desquels la stabilité politique du pays, son bilinguisme institutionnel (Français/ Anglais), le nombre et la qualité de ses infrastructures scolaires, universitaires, culturelles, hôtelières et touristiques.

Yaoundé veut être la capitale mondiale du livre de l’UNESCO 2014

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