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Zala Zulu: «Il faut que les artistes arrêtent de profaner la musique!»

Excellent guitariste, arrangeur, producteur et réalisateur camerounais, Zala Zulu est un  »artiste complet ».

Zala en langue Lingala signifie Dieu, Zulu en Afrique du Sud veut dire  »grandeur ». C’est donc un artiste qui croit à la grandeur de Dieu qui a choisi de porter le nom de Zala Zulu. Né à Ngaoundéré en 1978, l’artiste Zala Zulu est originaire de l’ethnie Gbaya dans la région de L’Adamaoua. « Je suis Gbaya de père et de mère, je suis né à Ngaoundéré. J’ai passé mon enfance entre Ngaoundéré et Garoua, une enfance certes pas parfaite, mais dans une très bonne ambiance» précise-t-il. Son amour pour la musique commence entre l’âge de 8 et 9 ans, guidé par son papa qui avait l’habitude de jouer son banjo et qui a fini par lui transmettre son secret. En 1994, son père crée le groupe  »Wanto Musica » qui va servir de base d’inspiration à Zala Zulu pour créer en 2001 son propre groupe dénommé  »Leelewal » qui signifie littéralement  »Clair de lune » en langue peuhl.

Après des concerts scolaires et universitaires, Zala Zulu va par la suite se retrouver à Garoua en compagnie des grands artistes du septentrion. Abdou Benito, Ali Baba, Alioum Robert, Zozabe Esaïe. Sa carrière prend véritablement son envol quand il quitte le Cameroun pour le Togo en 2005 pour faire uniquement de la musique comme Directeur artistique dans une société. Pour lui, «la musique n’est pas simplement l’art de combiner les sons de manière à les rendre agréables à l’oreille. C’est un art rigoureux qui implique du sérieux au travail et qui exige une libération de son esprit à la quête de l’inspiration». Pour cela, il tient à lancer un message à ses collègues musiciens qui sont entrain de profaner la musique. «La musique est profane, mais ils la profanent davantage!» a-t-il martelé avant d’ajouter, «que des gens qui se disent artistes le fassent de tout c ur».

Il a à son actif, 5 albums enregistrés entre 2000 et 2011 parmi lesquels l’album  »Wanto » qui signifie  »chef des contes » enregistré en juin 2010 et qui compte 11 titres. Son dernier album (le 5e) réalisé en duo avec la canadienne Guillian Ani est intitulé «Dans mon quartier». Pour ce qui est de son style musical, il déclare, «je fais de la fusion, je fais de l’autoproduction. Je suis riche en culture et j’essaye de prendre tout ce que j’ai appris pour fusionner». Son talent et sa volonté de bien faire lui ont permis de remporter plusieurs prix: prix du meilleur chanteur octroyé par l’alliance franco-camerounaise de l’Adamaoua, prix du meilleur groupe avec le  »Leelewal », il a également remporté un prix en décembre 2010 pour avoir composé l’hymne de la 2e édition des Dixiades.

Zala Zulu
Journalducameroun.com)/n

Dans ses projets les plus immédiats, Zala Zulu ambitionne de faire une tournée nationale dans les CCF et les alliances françaises. Même s’il est encore en pourparlers avec les responsables de ces structures, il convient de noter que le premier spectacle de cette tournée qui le conduira à travers le pays aura lieu le 17 septembre 2011 à l’AFCA de Garoua. Depuis quelques années, l’artiste Zala Zulu est basé en Tanzanie. Très présent au pays, il tient à exprimer sa gratitude à son père qui a toujours été son premier supporter. Il n’oublie pas sa tendre moitié Sarah Fuchs aux Etats-Unis pour tout le soutien et ses sommeils perdus. A ses aînés artistes musiciens qui n’ont jamais cessé de le soutenir à l’instar de Roméo Dika, il leur exprime toute sa gratitude.

Zala Zulu
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